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ArcelorMittal vient de publier des résultats trimestriels, légèrement au-dessus des prévisions. Malgré un contexte prix plus favorable, les volumes ont accusé une baisse. Pour la fin de 2016, le groupe limite ses ambitions à cause du recul des prix aux États-Unis et l’augmentation des prix du charbon

Progression de l’EBITDA au troisième trimestre

Sur la période juillet-septembre 2016, ArcelorMittal réalise un CA de 14,52 milliards de dollars, tandis que l’EBITDA et le profit opérationnel s’élèvent respectivement à 1,9 milliard d’euros et 1,2 milliard d’euros et que le résultat net attribuable aux actionnaires atteint 680 millions de dollars.

Le groupe note une croissance de son EBITDA d’un trimestre à l’autre, mais également en comparaison avec la même période l’année dernière. Pourtant, les expéditions d’acier sont tombées à 20,3 millions de tonnes. Un an plus tôt, elles étaient de 21,1 millions et entre mars et juin, de 22,1 millions. L’EBITDA par tonne est sur une tendance haussière, aussi bien au niveau global que pour l’acier seul, puisqu’il est passé de 73 $ à 83 $ en un trimestre et de 57 $ à 83 $ en un an.

Le dirigeant du groupe, Lakshmi Mittal, anticipe les répercussions de la flambée du prix du charbon sur les chiffres du 4e trimestre dans un contexte de stabilité de la demande réelle. Il s’inquiète également de la surcapacité sectorielle, qui requiert des mesures globales contre les pratiques commerciales déloyales sur l’ensemble des produits.

Dépenses en hausse compensée par un cash-flow plus important

Pour le dernier trimestre de l’année, la rentabilité accusera également une baisse par rapport aux trois mois précédents sous l’effet des prix de l’acier en repli outre-Atlantique et de de la remontée des prix du charbon.

ArcelorMittal a par ailleurs revu ses estimations de fonds de roulement opérationnel de 0,5 milliard de dollars à 1 milliard de dollars environ pour l’année. Ses activités opérationnelles devraient ainsi générer des flux de trésorerie plus importants que les dépenses d’investissement.

Le groupe confirme donc l’annonce faite au cours de l’été ; que le besoin en fond de roulement augmenterait avec l’activité, mais que les cash-flows dégagés par ces opérations seraient supérieurs aux investissements. Il n’a pas mentionné un possible dépassement des 4,5 milliards de dollars pour son EBITDA sur l’année, mais sur les trois premiers trimestres, celui-ci a atteint 4,6 milliards de dollars.