
Alors qu’Ubisoft bataille toujours pour protéger son capital contre Vivendi, il vient de publier les résultats pour l’exercice fiscal 2016-2017. Et la stratégie semble avoir porté ses fruits, avec des performances financières supérieures aux prévisions, notamment une action à 8 %.
Forte hausse du CA et de la marge nette
Pour un objectif de 240 millions d’euros, l’éditeur français a réussi à engranger un chiffre d’affaires de 281,4 millions d’euros à fin septembre, soit une augmentation de 37,1 % à parités constantes. Le fonds de catalogue est le principal générateur de revenus, à 91 %.
La marge nette aussi a augmenté : à 80,5 %, elle est de 6,1 points au-dessus de son niveau de 2015 à la même période. Cette évolution positive est due essentiellement aux ventes dématérialisées, dont la part sur le chiffre d’affaires total est passée de 48,3 % à 72 % sur un an.
Malgré tout, l’heure n’est pas encore aux bénéfices, mais la progression est notable. La perte nette s’est également réduite d’une année à l’autre, s’établissant à 61,8 millions contre 107,8 millions d’euros. Le bilan affiche par ailleurs un passage d’une dette nette de 155,5 millions à une trésorerie nette de 37,7 millions grâce à la chute de 189,5 millions du besoin en fonds de roulement.
Pour l’ensemble de l’année, les dirigeants prévoient des revenus de l’ordre de 1,61 et 1,67 milliard d’euros, moins que le 1,70 milliard initial. Mais le résultat opérationnel annuel grimpera à 250 millions d’euros au lieu des 230 millions attendus précédemment.
Nouvelle progression attendue pour le seconde semestre
Ubisoft poursuit sa politique de mises à jour régulières de ses titres afin d’engager les joueurs sur la durée. Et cela fonctionne puisqu’en un an, le MAU (nombre de joueurs actifs mensuellement) a crû de 43,9 %.
Combiné à l’essor du digital, dont le CA a enregistré une hausse de 103 % au premier semestre (202,6 millions d’euros), cet engagement à long terme renforce la marge opérationnelle, qui devrait ainsi se situer entre 13,8 et 15,5 %.
L’arrivée en 2017 de la Nintendo Switch, que l’éditeur qualifie de « véritable innovation », aura également un énormément impact pour celui qui est le premier partenaire de la marque nipponne sur la décennie.
Le modèle économique séduit les investisseurs. Le 4 novembre, le titre Ubisoft a réussi à rattraper 100 % de la baisse observée sur environ un mois, lors de l’AG, même si elle reste en dessous du pic de juillet dernier. Ubisoft avance le chiffre de 560 millions d’euros de revenus au cours du prochain trimestre, sans la suite d’Assassin’s Creed, mais avec Watch Dogs 2, Steep, Just Dance 2017 et d’extensions pour The Division, Rainbow 6 Siege et The Crew.