Voitures Renault et Peugeot

Les négociations progressent petit à petit. Les parties prenantes au dossier commencent à trouver une entente à l’approche de l’audience du tribunal de commerce de Poitiers, et du jugement sur la reprise de l’équipementier GM&S.

Zoom sur les avancées des négociations

Renault et PSA, les deux donneurs d’ordre du sous-traitant, et GMD, le potentiel acquéreur de l’usine, ainsi que les élus locaux et les représentants des salariés se sont retrouvés autour d’une table ronde, avec le ministre de l’Économie le mardi 11 juillet dernier.

A l’issue de cette réunion, les constructeurs automobiles ont accepté de porter leurs engagements de commandes de trois à cinq ans pour des montants respectifs annuels de 12 et 10 millions d’euros.

Peugeot a même fourni la liste des pièces qu’elle souhaite commander : les composants se montent à 7,5 millions d’euros, le coût des pièces pour les nouveaux modèles atteint 4,5 millions d’euros.

Renault entend détailler ses commandes prochainement.

Important Le constructeur s’est par ailleurs engagé à investir 5 millions d’euros pour moderniser le site.

Pour sa part, « PSA doit encore préciser ses intentions » indique Bercy. Pour l’heure, la marque au lion s’est dite prête à apporter 4 millions d’euros pour financer l’acquisition de nouveaux moules de pièces.

Le sous-traitant assurera pour sa part le besoin en fonds de roulement, qui se monte à 5 millions d’euros. Bercy assure par ailleurs que la baisse du loyer et la dépollution du site sont « en bonne voie ».

Des mesures encore insuffisantes selon la CGT

Sur le plan social, GMD refuse de reprendre certains emplois (120 sur 277).

Important Le groupe prévoit cependant des embauches supplémentaires en fonction de l’activité du site.

Ce n’est pas encore suffisant pour nous

Cette dernière espérait en effet sauver 180 emplois.

La CGT et la GMD prévoient de se retrouver « pour étudier dans le détail la nature des emplois repris ou non ».

Le syndicat a néanmoins obtenu plusieurs garanties, dont un engagement fait par l’État du maintien de l’activité partielle du site jusqu’à ce que l’usine atteigne un niveau d’activité suffisant, et le règlement des salaires jusqu’à fin août, indépendamment des évolutions des négociations et de la décision du tribunal de commerce.

Important La région et l’État ont pour leur part promis des mesures d’accompagnement pour les futurs licenciés, et le paiement d’une allocation temporaire dégressive pour les salariés qui reprennent un emploi moins rémunéré.

La demande d’indemnité supra-légale pour les personnes qui vont perdre leur emploi a été refusée par les deux constructeurs.