Graphique et chiffres

Atteindre les 3 % de croissance organique, tel est l'objectif d’Ipsos pour cette année 2017. Pour cela, il faudrait que pour ce deuxième semestre, ses plus importants clients, des entreprises internationales dans le secteur de la grande consommation, retrouvent leurs niveaux historiques moyens d'activité.

Baisse des dettes financières

Le bilan montre actuellement un réel besoin de trésorerie pour l'entreprise.

En juin 2017, ses capitaux propres se sont chiffrés à 892 millions d’euros, après paiement des dividendes d'une valeur de 36,4 millions du 5 juillet 2017, sachant qu'ils étaient de 939 millions d’euros au 31 décembre 2016.

Important La bonne génération du flux de trésorerie d'exploitation a permis de réduire les dettes financières à 494 millions d’euros, selon le rapport en date du 30 juin 2017, comparé aux 544 millions du 31 décembre 2016.

Quant au ratio d'endettement net, s'il a été de 58 % au 31 décembre 2016, il est passé à 55,4 %.

Avec une ligne de crédit disponible de plus de 300 millions d’euros, Ipsos peut compter sur une bonne position de liquidité avec une trésorerie en fin de semestre s'élevant à 123 millions, contre 127 millions au 31 décembre 2016.

Des résultats en progression

Important Il paraît évident qu'il sera difficile pour Ipsos d'atteindre son objectif de 3 % de croissance organique pour cette année.

Pour ce premier semestre 2017, son chiffre d'affaires a été de 833,8 millions d’euros, pas loin des 833,6 millions réalisés au premier semestre 2016. Les effets de change pour 0,5 % et de périmètre négatifs pour 0,6 % s'annulent pratiquement. Sa croissance organique est donc de 0,1 %.

La marge brute est à 65,3 %, contre 65,4 % au premier semestre 2016 et 65,1 % pour 2016. L'on note une baisse de 1,9 % pour les frais généraux grâce aux économies de coût de loyers. Par contre, à 5,1 millions d’euros, le coût de rémunérations variables en action reste stable.

En somme, avec une marge opérationnelle de 50,7 ME, soit un taux de 6,1 % rapporté au chiffre d'affaires, on observe une diminution de 40 points de base comparée à 2016. Le résultat net s’établit à 21,6 ME, grâce au profit de 15,4 ME pour les dépenses correspondant aux « autres charges et produits non courants et non récurrents ».

Un résultat en progression de 9 % comparé au premier semestre 2016, plutôt un bon indicateur pour mesurer la performance. Aussi, avec l'évolution du résultat d'exploitation, la capacité d'autofinancement s'élève à 56,6 ME, avec une variation positive de 7,4 ME pour les besoins en fonds de roulement.