Etablissements bancaires

Une nouvelle plate-forme sera bientôt mise en place par plusieurs établissements bancaires européens, l’objectif étant de proposer aux PME et ETI un moyen de paiement simple, transparent et sécurisé. Avec le recours à l’architecture blockchain, ce produit présente des intérêts appréciables aussi bien pour les banques partenaires que pour les entreprises clientes.

Les banques comme intermédiaires au sein du blockchain

Avec la récente signature d’un mémorandum, sept banques européennes s’apprêtent à lancer un nouvel outil destiné à favoriser la collaboration entre les PME, ETI et leurs partenaires. HSBC, KBC, Rabobank, Unicredit, Natixis, Deutche Bank et la Société Générale s’unissent ainsi pour mettre en œuvre une solution utilisant l’architecture blockchain permettant d’effectuer les échanges en toute sécurité.

Baptisée Digital Trade Chain (DTC), cette plate-forme permettra désormais aux PME pourront traiter avec les sociétés clientes des établissements financiers associés au projet. Son ouverture est prévue d’ici la fin de l’année.

Pour les entreprises ayant souvent recours à l’affacturage, la DTC offre une solution sûre et simple dans la zone concernée grâce à la numérisation de toutes les transactions qui peuvent par la suite être suivies dans la chaîne. Les fonctionnalités de DTC intègrent donc les exigences préalables au processus et à l’assurance de paiement.

Favoriser les échanges significatifs

D’après Anne-Claire Gorge de la Société Générale, la plate-forme peut s’avérer intéressante pour des volumes transactionnels importants, mais pas pour les échanges mineurs. Il s’agit surtout d’activer des opérations de paiement et d’envoi de documents entre des partenaires commerciaux de confiance, tout en limitant la paperasserie.

Anne Cécile Delas de Natixis y voit un moyen de proposer aux clients des offres plus attractives. Par rapport à l’affacturage et les garanties de paiement, la DTC n’affiche pas un coût inférieur, mais la simplicité d’utilisation plaide en sa faveur.

Les établissements participants y trouvent leur compte en réduisant le montant de leur investissement désormais mutualisé, et bénéficient de la base de clientèle commune. Grâce à la proximité, ils visent des résultats ciblés à la différence du consortium R3 dont la gouvernance a été remise en question suite au départ d’un des membres.