
Au cours du deuxième trimestre 2017, le nombre de défaillances d’entreprises est tombé à 12 925, soit une baisse de 7,8 % par rapport à la même période en 2016. Au premier trimestre, les défaillances étaient déjà passées sous le seuil des 16 000, une première depuis 2008. Un palier inférieur supplémentaire vient donc d’être franchi.
La baisse des défaillances concerne aussi les TPE
Important Ce recul des défaillances est un signe positif pour l’ensemble de l’économie d’autant que même les TPE profitent de l’amélioration de la situation.
En effet, si une reprise pour les plus petites sociétés était encore difficile à envisager en 2016 et au début de cette année, la conjoncture est nettement plus favorable depuis le printemps grâce à une augmentation des commandes.
Car un carnet de commandes plein signifie des caisses mieux remplies, et par conséquent, une réduction des liquidations judiciaires dues à des besoins de trésorerie non couverts.
Dans la catégorie des petites structures, les défaillances ont diminué de 6,7 % par rapport au second trimestre 2016 (10 000 défaillances).
Important C’est la meilleure performance jamais enregistrée depuis 2010.
Malgré l’accalmie générale, les microstructures restent fragiles. Ainsi, pour les entreprises employant 50 à 99 personnes, les défaillances ont chuté de 34 %. En comparaison, elle est moindre pour les PME de 10 à 49 salariés (13 %) et les TPE, qui comptent moins de 3 salariés (10 %).
Les grandes entreprises de plus de 100 salariés font exception avec une remontée de 11 % due à des dossiers récents comme Tati et William Saurin.
Améliorations dans la plupart des secteurs
Les défaillances en recul réduisent logiquement le nombre d’emplois en sursis. Au cours des cinq dernières années, au second trimestre, 51 000 étaient sur la sellette. Pour les 3 derniers mois, leur nombre est tombé à 40 500, ce qui correspond à une moyenne par entreprise de 3,1 salariés, un record pour la décennie.
Important La tendance à la baisse concerne la majorité des secteurs : la construction (-17 %), le commerce de détail (-5 %), en particulier le bricolage et l’équipement du foyer (-19 %).
Le transport routier de marchandises aussi se porte mieux (-6 %), de même que l’industrie manufacturière (-4 %).
Malgré la croissance du chiffre d’affaires et des marges en hausse, les dirigeants demeurent prudents, notamment dans les TPE. Les délais de paiement, cause de grandes difficultés de trésorerie, sont toujours importants. Et la situation risque d’empirer avec les traditionnels congés de la période estivale.