
Comme toutes les manifestations populaires, le mouvement des Gilets Jaunes a inéluctablement causé des dommages collatéraux. Cette grève a, en effet, fait quelques victimes qui, jusqu’ici, s’interrogent sur la façon dont elles vont s’y pendre pour payer les pots cassés. Mais aux dernières nouvelles, ce serait au pouvoir public d’endosser cette responsabilité.
Des dégradations, des casses, des vols… autant dire que les quelques semaines durant lesquelles les Gilets Jaunes se sont manifestés n’étaient pas sans incident. Ce conflit a, en effet, fait de nombreuses victimes parmi les commerçants, les entrepreneurs ou encore les indépendants. Et puisqu’il s’agit essentiellement de dégâts matériels, ces derniers s’inquiètent quant au devenir de leur activité.
Conscient de la situation, le gouvernement français par le biais du ministère de l’Économie a exprimé sa volonté de leur apporter son aide en adoptant certaines mesures. C’est du moins, ce qu’a fait comprendre Bruno Le Maire lors d’une déclaration faite le 10 décembre dernier sur RTL.
Le ministre a également profité de l’occasion pour faire part des impacts négatifs de cette grève sur la croissance économique de la France en soulignant qu’elle sera tout aussi dévastatrice que celle de la SNCF au printemps dernier.
Des impacts négatifs
Après quelques semaines, le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas manqué de causer des impacts négatifs.
En effet, des scènes de violences telles que des vols, des tags, des vitres brisées, des chaises et des tables cassées ont accompagné cette manifestation. À titre d’exemple, celle qui s’est déroulée sur les Champs-Élysées le samedi 24 novembre dernier a causé des préjudices à presque tous les magasins. Certains ont même subi des pertes à hauteur d’un demi-million d’euros comme pour le cas de la joaillerie Dior. À Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d’Anne Hidalgo d’ajouter :
« 80% des magasins des Champs-Élysées ont subi un dommage. Coût total : Plusieurs millions d’euros, sans oublier la perte d’exploitation d’un samedi sur l’avenue la plus touristique de la capitale ».
Emmanuel Grégoire.
Et en parlant de coût, Bruno Le Maire table sur un problème plus grave qui toucherait toute la population française en indiquant que :
« Les événements actuels devraient nous faire perdre 0,1% de croissance de notre richesse nationale au dernier trimestre ».
Bruno Le Maire.
Le ministre a même rajouté que ce recul est aussi dévastateur que celui qui a été enregistré durant la grève de la SNCF qui a valu 2 milliards d’euros aux Français. Et tout indique que cette grève n’impactera pas uniquement la croissance du pays, elle touchera également les finances publiques qui devront être amputées de plus de 10 milliards d’euros en répondant aux mesures promises par le gouvernement.
Des mesures pour aider les victimes des dommages collatéraux
Indépendants, PME, TPE et surtout les commerçants ont été victimes de dommages collatéraux lors des mouvements des Gilets Jaunes. Et il faut croire que le gouvernement en est conscient, car il n’a pas hésité à manifester son soutien si l’on croit le ministre de l’Économie qui s’est exprimé en ces termes :
« On fera tout et plus que tout, et s’il y a des difficultés des points de blocages, des choses qui ne vont pas assez vite, nous ferons le nécessaire pour répondre aux attentes de tous ceux qui sont touchés par la crise aujourd’hui ».
Bruno Le Maire.
Dans ce sens, le ministère a même érigé une cellule de crise au sein de ses services afin d’aider au mieux tous ceux qui en ont besoin. Il a aussi adopté certaines mesures visant à reporter les charges sociales et fiscales. S’ajoutant à cela, cette institution a également collaboré avec les établissements bancaires et d’assurances. Au ministre d’expliquer :
« Les banques, je les ai reçues il y a très peu de temps, elles sont prêtes aussi à faire un effort, agence par agence, entreprise par entreprise. Vous avez un besoin de trésorerie, vous pouvez aller chez votre agence bancaire, elle doit vous l’apporter. Même chose pour les assureurs, je leur ai demandé de faire preuve de la plus grande diligence pour qu’ils puissent répondre immédiatement aux besoins de ces entreprises qui ont été touchées par la crise de samedi et des semaines passées ».
Bruno Le Maire.