financement PME

Comme toutes entreprises qui se respectent, les PME rêvent aussi de développer leurs activités. Et dans ce sens, beaucoup d’entre elles ne rêvent que de s’ouvrir à l’international si les moyens, surtout financiers, le permettent. Ce qui n’est pas impossible, voire très probable puisque ce ne sont pas les outils de financement qui manquent en France.

Dans l’Hexagone, différents systèmes permettent aux petites et moyennes entreprises de trouver les fonds nécessaires pour leur développement à l’international, ne serait-ce que d’énumérer les offres bancaires et non bancaires.

De nombreuses options s’offrent en effet aux entrepreneurs. Et l’accès à ces ressources financières est à la portée de tous. Enfin, principalement pour ceux qui remplissent les conditions nécessaires qui parviennent à séduire les pourvoyeurs de fonds.

C'est la raison pour laquelle bon nombre de projets, peu convaincants peinent à trouver un investisseur qui accepterait de les accompagner. Après tout, les experts dans le domaine sont unanimes sur le fait que de nombreux critères sont à étudier de près avant de se lancer dans la recherche d’éventuels bailleurs.

La préparation est de rigueur

En France, les outils de financement sont certes, nombreux à la disposition des entrepreneurs, mais pour y accéder, il faut s’y apprêter à l’avance si l’on croit Sarkis Papazian. À ce consultant en développement international chez Pramex de préciser :

« Il faut en général compter entre 12 et 18 mois de préparation pour pouvoir présenter à la banque un business plan qui tient la route sur tous les plans : intégration des frais de transport, des délais de bateaux, spécificités locales, traductions, etc ».

Sarkis Papazian.

Tout cela, pour dire que les investisseurs ont besoin d’être rassurés quant à la pertinence et la solvabilité du dossier. Et en remplissant ces conditions, les possibilités d’obtenir un accord sont décuplées si l’on croit Guillaume Page, un expert de chez Pramex International :

« Les belles entreprises pourront aisément obtenir des prêts si elles peuvent démontrer que leurs produits ou services peuvent trouver leur place sur les marchés visés ».

Guillaume Page

Les options sont nombreuses

En matière de ressources financières destinées à combler le besoin de trésorerie des PME désirant s’ouvrir à l’international, les options sont nombreuses. À Guillaume Page d’illustrer en ces termes :

« Sur le plan financier, la palette proposée par le marché est très large et l'entreprise a tout intérêt à multiplier les dossiers ».

Guillaume Page

En effet, les organismes bancaires proposent différents types de crédits exports comme pour le cas de Bpifrance avec ses prêts de croissance à l'international qui, d’après Pedro Novo, son directeur exécutif :

« Peut apporter directement la moitié des fonds nécessaires et garantir à hauteur de 50 % le financement bancaire, ce qui permet d'obtenir beaucoup plus facilement l'accord de la banque ».

L’assurance prospection est également disponible pour obtenir jusqu’à 65% des fonds, mais aussi de profiter d’une garantie permettant de rembourser le tiers du capital investi en cas d’échec. Ce serait pareil en cas de réussite, mais avec un délai de remboursement qui peut s’étendre jusqu’à cinq ans.

Toutefois, par manque de fonds propres ou d’antériorité, l’accès à ces systèmes peut s’avérer difficile, voire impossible pour les PME, mais d’après Guillaume Page :

« Elles devront plutôt envisager une levée de fonds auprès de capital-investisseur ».

Ce qui permettrait d’obtenir des montants relativement conséquents, pouvant atteindre les 1,5 million d’euros. Sinon, les différentes subventions proposées par les collectivités aussi sont envisageables pour réaliser une levée dont le montant peut atteindre les 250 000 euros.