
L’année dernière, la France a affiché une hausse considérable en ce qui concerne les crédits accordés aux PME. De nouveaux acteurs participent à l’accélération de ces résultats en plus des établissements financiers et du gouvernement. Le secteur financier français est en bonne posture, ce qui favorise des résultats optimaux pour toute la zone euro.
Le financement des PME apporte une contribution importante au développement de l’économie en France. La Fédération bancaire française ou FBF renforce la réalité de cette conjoncture en affichant des résultats ultra-positifs pour l’accord de crédits dans cette zone l’année dernière.
Les apports de la performance de ce pays sur les résultats généraux de toute la zone euro sont non négligeables. Les opportunités offertes par les acteurs financiers sont favorables à cette croissance.
D’autant que les PME en France peuvent recourir à d’autres moyens de financement complémentaires. Les alternatives sont nombreuses, telles que la cession de créance, le rachat de facture ou encore la contribution du gouvernement.
Les PME françaises bénéficient des meilleures conditions
En se référant aux recherches de la Fédération bancaire française, on constate que 36 millions d’euros par heure sont investis en faveur des PME pour les accords quotidiens de crédits. Cela implique une performance excédentaire de 166 millions d’euros comparée à celle en 2016 qui était à 700 millions d’euros par jour. À noter que 50% de ces crédits sont destinés aux PME.
Selon la présidente de la FBF, Marie-Anne Barbat-Layani :
Par sa solidité et sa capacité à financer les projets des particuliers et des entreprises, l’industrie bancaire française est un atout pour l’économie du pays. Le moteur du crédit fonctionne bien, et les banques françaises financent chaque heure l’équivalent de 150 logements et deux rames de train régional.
En France, plus de 1,1 million de TPE/PME ont profités de plus de 385,1 milliards d’euros de crédits l’année passée. Cette somme a évolué de 2,7% par rapport à la totalité des prêts accordés en 2015. La demande enregistrée pour un nouveau crédit de trésorerie était à 7% pour les PME et 23% pour un crédit d’investissement.
Les TPE ont réalisé des demandes deux fois moins que ces résultats. Dans les détails, les trois premiers mois de l’année dernière relèvent 94% d’obtention pour les demandes d’un crédit d’investissement pour les PME (9 sociétés sur 10) contre 82% pour les crédits de trésorerie (8 sociétés sur 10).
La progression de l’encours pour les crédits d’entreprises est de plus de 5% depuis 2013. Un ratio qui dépasse de 3 points le taux de croissance pour toute la zone euro.
D’après François Villeroy de Galhau, Gouverneur Banque de France :
Un atout de la France dont on parle rarement : nous avons un système bancaire solide, nous avons les volumes de crédit les plus dynamiques d’Europe - pour les entreprises comme pour les ménages - et nous avons les taux du crédit les plus bas d’Europe.
Concernant particulièrement le cas de la France, la totalité des prêts accordés représente un peu moins du quart de la totalité de tous les contrats dans la zone euro. Sa valeur était à 10,3 milliards d’euros l’année précédente. Cela représente 20% de baisse par rapport au coût enregistré en 2015.
De nombreuses alternatives de financement sont à la portée des entreprises française
Le principe appliqué pour la cession de créance est la transmission de celle-ci à son établissement financier. En contrepartie, la banque reversera la valeur de la créance au demandeur en prélevant une commission rattachée à ce service.
L’affacturage suit un procédé plus complexe. Il s’agit de la vente d’une facture un client entre une enseigne bancaire et la société détentrice de la demande. Le concept est de reverser le montant de la facture en prélevant la commission.
Le pouvoir public met en place certaines initiatives dans le cadre de la création voire du développement des PME. Pour les fondations de moins de 400 salariés, le Comité départemental d’examen des problèmes de financement des entreprises ou Codefi offre une opportunité aux PME de se procurer des prêts.
Les économistes le définissent comme étant le médiateur entres les administrateurs fiscales et sociales, et les enseignes bancaires. Les crédits accordés pourront par la suite couvrir les dépenses telles les diagnostics ou audits qui peuvent atteindre 40 000 euros. Il s’agit également d’un financement pour les plans de restructuration dans un plafond de 800 000 euros accordés.
Dans l’optique de favoriser une équité entre acteurs, le Ciri entre en vigueur. Il s’agit de l’intervenant équivalent au Codefi, simplement il s’occupe des entreprises de plus de 400 salariés.
Finalement, la Banque publique d’investissement (Bpifrance) accorde également des subventions, des avances remboursables sur Crédit Impôt Recherche ou CIR et des crédits à taux zéro. Les renseignements concernant ces offres sont disponibles sur les Chambres de Commerce et Industrie (CCI) et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA).