Capture ecran du site de Vallourec

Après une progression de +20 % sur les douze derniers mois, la valeur de l’action Vallourec a fondu de -4,77 % à 2,48 euros suite à la publication de son rapport trimestriel à la mi-novembre. Les réalisations du fabricant de tubes en acier sans soudure ont pourtant dépassé les attentes. La recovery se poursuit et se confirme.

De belles performances

Depuis quelques années, Vallourec a vu ses performances diminuer du fait de l’essoufflement du marché du pétrole. L’entreprise est toutefois parvenue à remonter la pente.

Sur ce troisième trimestre, son déficit net s’est amélioré pour s’établir à 60 millions d’euros. À titre de comparaison, elle était de 92 millions à la même période un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires du groupe affiche une croissance de +10 % à 1,6 milliard, et le résultat brut d’exploitation ressort à 84 millions d’euros, pratiquement le double de ses réalisations de l’année précédente.

La trésorerie de l’entreprise se porte bien. Elle présente un flux positif de 26 millions d’euros. Un an plus tôt, ce flux était de moins de 153 millions.

S’appuyant sur ses résultats de ces derniers trimestres, au vu de la conjoncture économique et des tendances actuelles sur ses marchés, Vallourec maintient ses objectifs pour cette année 2019.

Une importante progression du résultat brut d’exploitation est attendue, ainsi qu’une amélioration du besoin en fonds de roulement. L’entreprise se veut également rassurante par rapport à l’atteinte du covenant bancaire annoncé d’ici la clôture de l’exercice.

Le ratio de dette sur fonds propres ne devant pas franchir la barre des 100 %.

Les doutes persistent

Du côté des banques d’investissements, les avis sont mitigés concernant les objectifs de cours sur Vallourec. La recommandation de Jefferies reste par exemple sur « Conserver », avec une révision à la hausse de l’objectif de cours, passant de 2,60 à 2,75 euros.

Important Une décision motivée par l’amélioration du flux de trésorerie disponible.

En dépit de la baisse des activités du groupe aux USA, les analystes restent optimistes étant donné le dynamisme du groupe au Brésil et en Asie.

En revanche, UBS recommande pour sa part de « vendre », et mise sur un objectif de cours de 2 euros.

Certes, la banque félicite le groupe de l’évolution positive de son EBITDA, mais pointe du doigt les 11 millions de provisions qui ont été reprises pour y parvenir. Pour cette banque, sans cette manipulation, l’EBITDA du groupe serait ressorti inférieur aux objectifs annoncés.

L’investisseur craignant en plus le ralentissement du marché américain et l’impact d’une telle conjoncture sur le bilan du groupe, qui est déjà très endetté.