
En France, chaque jour, une PME sur quatre se retrouve dans l’obligation de déposer son bilan à cause des retards de paiements. Ces pratiques peu scrupuleuses de leurs clients ruinent en effet les finances de près de la moitié des petites entreprises françaises. Et selon le constat de l’Observatoire des délais de paiement, ce sont notamment l’administration et les grands groupes qui ne respectent pas les délais fixés par la LME (60 jours à compter de la date où la facture a été émise ou 45 jours fin de mois).
Moins de la moitié des entreprises paient leurs factures à temps
Après les actions engagées par l’État pour optimiser les conditions de paiements des entreprises, une nette amélioration a été observée, mais la situation reste tout de même préoccupante.
Important Actuellement, seulement environ 40 % des entreprises clientes paient leurs factures à temps. Les 60 % restants préfèrent décaler les paiements, cependant les PME sont les premiers à en faire les frais.
En effet, ces petites structures ne disposent pas de ressources suffisantes pour couvrir leurs besoins en trésorerie.
En général, les acteurs des secteurs de l’énergie et de l’industrie sont connus comme étant de bons payeurs. Les entreprises de BTP, de communication et de transport comptent en revanche de nombreux débiteurs qui tardent à exécuter ce à quoi ils se sont engagés.
D’après l’estimation de l’Observatoire des délais de paiement,
« Le montant actuel de factures impayées s’élève à près de 12 milliards d’euros ».
Si cette somme était effectivement décaissée, un grand nombre de PME pourraient éviter la faillite.
17,2 millions d’amendes prononcées à l’encontre des mauvais payeurs en 2018
Afin de contraindre les entreprises qui ne règlent pas à temps leurs créances, le ministère de l’Économie a mis en place un dispositif en vue de « pénaliser » les retards de paiement.
Important Pour 2018, le montant des amendes prononcées à l’encontre des mauvais payeurs atteint 17,2 millions d’euros. Les sanctions sont tombées sur 263 entreprises.
Parmi les entreprises qui se sont vues infliger de lourdes amendes l’année dernière, Huawei Technologies France, Amazon France Logistique et la marque de prêt-à-porter de luxe Chloé arrivent à la tête du classement (375 000 euros pour les deux géants et 360 000 euros pour la maison de la mode). CDiscount, le groupe Lucien Barrière et Danone figurent également sur cette liste.