
Le financement participatif, et en particulier le crowdlending, est actuellement en pleine restructuration. En 2018, Unilend a fermé ses portes, tandis que Lendix est devenu October et étend désormais ses activités en Europe. La fin d’activité de cet acteur historique du prêt participatif et l’épanouissement de Lendix marquent un tournant pour le secteur en France.
Les montants octroyés ont augmenté, les défauts de paiement aussi
Le financement participatif sert essentiellement à trouver les sommes nécessaires pour créer une entreprise ou pour renflouer la trésorerie, mais aussi pour des opérations d’affacturage.
Important Le montant des fonds levés a augmenté de +20 % sur un an en 2018. La hausse atteint +40 % pour les collectes en ligne (crowdlending).
La croissance du secteur a été essentiellement portée par le marché de l’immobilier. Le montant des sommes engrangées grâce au crowdfunding dans ce domaine a progressé de +80 %.
Seule ombre au tableau, et qui n’est pas négligeable : le nombre d’entreprises en défaut de paiement reste élevé, même s’il s’est stabilisé en 2018.
Le taux de défaut moyen est d’environ 6 % pour le financement participatif, avec des écarts significatifs.
Certaines plateformes en ligne affichent un taux avoisinant les 10 %. Ce sont surtout les entreprises ayant eu recours au crowdlending qui ont le plus de mal à payer, avec un nombre de défaillances croissant observé en 2018.
Vers une diversification et un rayonnement à l’international
Ainsi, le bilan général 2018 du crowdlending demeure mitigé. En 2019, la situation n’est pas près de s’améliorer. Les prêteurs ont du mal à appréhender clairement les enjeux de l’opération.
Important La fiscalité, qui constituait le principal argument en faveur de ces investissements, n’est plus intéressante du fait de sa versatilité.
Le développement du secteur passe aujourd’hui par une vraie restructuration. La transparence est de mise pour informer les investisseurs, qui gagneraient à diversifier leur portefeuille.
Les plateformes optent également pour la diversification, en ajoutant à leur activité la gestion de titres non cotés. Ce dernier domaine est d’ailleurs plébiscité par SmartAngels, qui a décidé de s’y consacrer au détriment du crowdequity (participation au capital des entreprises) depuis l’année dernière.
Les plateformes doivent aussi passer à l’étape de l’international, comme Lendix, rebaptisé October, parti à la conquête de l’Europe.