
L’épidémie du coronavirus et le confinement dans une partie du pays vont affecter les résultats des entreprises. EDF a récemment déclaré être en mesure d’assurer la production d’électricité, mais n’anticipe pas encore d’impact financier grave. Le programme des arrêts doit néanmoins être revu.
Des ressources suffisantes pour assurer la production 2020
Alors que le retour à la situation normale reste incertain face à la pandémie.
Important EDF réaffirme sa capacité à produire l’électricité dont la France a besoin.
Dans tous les scénarios étudiés, ses moyens opérationnels et ressources financières suffisent. Au 31 décembre de l’année dernière, le groupe disposait d’un stock de liquidités de 22,8 milliards d’euros, auquel s’ajoutent des lignes de prêts bancaires non tirées pour un total de 10,3 milliards d’euros.
L’entreprise annonce en conséquence l’absence d’impact significatif sur son bilan pour l’exercice 2020.
- D’une part, malgré une demande en électricité en recul, les chiffres de ses branches de fourniture et de distribution ne devraient pas enregistrer de baisse notable.
- D’autre part, son besoin en fonds de roulement va croître du fait de la possibilité accordée aux micro-entreprises en difficulté de suspendre le paiement de leurs factures.
Néanmoins, sur l’ensemble de l’année, aucun changement majeur n’est attendu.
Du fait de la mise en œuvre des mesures de confinement, les opérations de maintenance des installations de production sont reportées. Cette suspension contraint EDF au réaménagement de son planning d’arrêts de tranches.
Pas de visibilité sur l’impact de la crise sur les prévisions pour 2021
À cause de cette indispensable remise à plat, l’énergéticien revoit ses prévisions de production nucléaire dans l’Hexagone. La fourchette de 375-390 TWh initialement annoncée devrait ainsi être réduite.
Important En revanche, il maintient pour l’instant son objectif d’EBITDA pour 2020 à 17,5-18 milliards d’euros pour seuil inférieur.
Cet indicateur pourrait néanmoins être ajusté après affinage des données relatives à la disponibilité et des coûts correspondants.
S’agissant des conséquences de la pandémie sur les chiffes de 2021, le groupe se dit incapable d’avancer des ordres de grandeur. Néanmoins, il est probable que la révision du programme des arrêts, essentielle pour optimiser la disponibilité durant l’hiver 2020-2021, affecte sa production de l’année prochaine. Enfin, son ratio d’endettement pourrait être dégradé par la chute des prix de l’électricité sur les marchés de gros.
Il faudra sans doute attendre quelques mois, et le bilan de l’après-crise pour avoir une mise à jour concernant l’évolution de l’activité et des objectifs financiers d’EDF.