
L’avenir de la South African Airways se jouera d’ici quelques jours. La compagnie publique qui a été fondée en 1934 est au bord du gouffre. En cause, des problèmes d’endettement. Elle a besoin d’une injection de fonds de 2 milliards de rands (139 millions de dollars) d’ici la fin de ce mois pour pouvoir mener à bien son redressement.
La date limite approche à grands pas
Dernièrement, le ministre sud-africain de l’Économie et des Finances, Tito Mboweni, a fait part de son scepticisme quant à la possibilité de réunir la somme demandée dans les jours à venir.
Toutefois, il s’était montré rassurant sur le fait que
Le trésor déploie tous les moyens pour sauver la compagnie aérienne.
Tito Mboweni.
Le ministre sud-africain a précisé que
Les autorités publiques coopèrent activement avec les dirigeants de South African Airways et avec l’administrateur chargé du pilotage de l’opération pour trouver des solutions concrètes et prendre des décisions déterminantes sur l’avenir de la compagnie.
Tito Mboweni.
Cela dans un contexte où l’Afrique du Sud fait face à une situation économique en berne.
139 millions de dollars à trouver
Les différents dirigeants qui se sont succédé ont eu du mal à maintenir la SAA à flot ces dernières années. En septembre 2019, la compagnie a affirmé qu’il lui fallait trouver 2 milliards de rands, soit 139 millions de dollars, pour ses besoins en fonds de roulement.
Les responsables de l’entreprise ont déclaré que
sans ce montant, la compagnie était dans l’obligation d’annuler des vols et sera confrontée à une liquidation une fois l’échéance arrivée à son terme.
Important Pour éviter la faillite, la compagnie a été placée sous le sauvetage volontaire d’une entreprise, une mesure locale où un administrateur se charge de redresser la situation.
Dans le cadre de cette démarche, le gouvernement s’est engagé à débloquer les fonds nécessaires et à proposer des garanties pour l’obtention de nouveaux emprunts.
Faute de trésorerie suffisante, la SAA n’aurait d’autre choix que :
- de mettre en place un plan de restructuration ;
- de procéder à un licenciement massif de ses employés (944 suppressions de postes sur 5149, soit près de 20 % de l’ensemble du personnel).