
Un collectif des acteurs du numérique en Europe a réalisé un sondage visant à mesurer les impacts de la crise du coronavirus sur leurs activités. L’étude a également permis d’identifier les solutions qu’elles ont adoptées pour faire face aux différentes contraintes. Les résultats révèlent une assez bonne résilience des start-ups du numérique.
La plupart des entreprises se sont engagées sur un maintien des effectifs
Le sondage a vu la participation de 125 entreprises du numérique installées en Europe.
Important Pour la majorité d’entre elles, la crise s’est traduite par une baisse des activités, et par conséquent, du chiffre d’affaires et de la trésorerie disponible.
80 % des sondés anticipent ainsi une réduction de moitié du chiffre d’affaires en comparaison à la même période en 2019, voire plus.
La masse salariale est restée la même qu’avant la crise pour 81 % des répondants. En revanche, tous déclarent ne pas être en mesure de tenir cette situation sur le long terme. 31 % des sondés estiment qu’ils pourront tenir trois mois tout au plus, contre six mois pour 29 %. Une entreprise sur cinq indique avoir annulé leur campagne de levée de fonds à cause de la crise.
Face aux mesures de confinement, la plupart ont malgré tout choisi de maintenir leurs effectifs.
- 44 % des entreprises ont cependant eu recours au chômage partiel.
- L’ensemble des effectifs étant concerné par ce dispositif pour 40 % des sondés.
- 38 % ont maintenu une partie de leur personnel à temps plein.
- 19 % ont opté pour une formule de placement journalier.
40 % des sondés ont pu éviter une forte baisse de leurs activités grâce au télétravail. En revanche, plus de 20 % ont continué à fonctionner normalement malgré la crise.
Un important besoin de financement
Important Le sondage révèle en outre que plus de la moitié des startups et PME du numérique ont soumis une demande de prêt à leur banque depuis le début de la crise, et ce, en vue de :
- financer un besoin en fond de roulement (30 % des dossiers),
- améliorer la capacité d’investissement (18 %),
- s’acquitter des charges salariales (8 %),
- solder les dettes fournisseurs (4 %).
En ce qui concerne les aides disponibles pour soutenir les activités des entreprises durant la crise, le prêt garanti par l’État est le plus sollicité. 66 % des entreprises ayant eu recours à des crédits professionnels ont opté pour ce dispositif.
Le remboursement accéléré des crédits d’impôt et de la taxe sur la valeur ajoutée est également plébiscité : 40 % des sondés déclarent avoir demandé à bénéficier du remboursement du CIR, et 13 % ont invoqué un crédit de TVA.
En revanche, le fonds de solidarité ne connaît pas le même succès auprès des startups et PME du digital. 84 % d’entre elles déclarent ne pas avoir demandé cette aide.