capture ecran du site Leclanché

Dans le cadre de sa stratégie de développement et de transformation, Leclanché, ce fournisseur suisse de systèmes de stockage d’énergie a récemment annoncé qu’il est désormais en mesure de mener à bien ses projets notamment, grâce à un une collaboration avec le groupe Eneris lui prêtant main-forte en matière de financement.

Fonds de roulement et besoin de trésorerie, ce sont là les principaux problèmes faisant obstacle à la volonté de Leclanché d’atteindre ses objectifs qui, rappelons-le, consistent à intégrer des systèmes et des logiciels basés sur la technologie verte dans ses solutions de stockage d’énergie.

C’est désormais un défi relevé si l’on croit le récent accord de partenariat effectué par l’entreprise auprès d’Eneris, cet acteur européen spécialisé dans ce domaine qui s’est engagé à lui accorder les montants nécessaires à l’accomplissement de cet ambitieux dessein visant essentiellement une production à grande échelle. Une collaboration stratégique avec laquelle chacun trouve son compte.

Eneris à la rescousse

Comme susmentionnés, des problèmes financiers ont fait figure d’obstacle aux projets de développement de Leclanché. Du moins, jusqu’à ce qu’Eneris vienne à la rescousse pour lui apporter son aide en devenant son collaborateur, grâce à la signature d’un contrat de partenariat effectuée récemment. À Artur Dela, président du groupe Eneris d’expliquer la raison principale motivant cet accord :

Le marché a besoin de batteries adaptées au stockage de l’énergie afin d’être associées aux sources d’énergie renouvelables et, en complément des piles à combustible, fournir une source d’énergie pour les transports électriques (bus, camions, navires, locomotives, machines à usage intensif, etc.) Leclanché possède de telles batteries.

Artur Dela

Ainsi, cet acteur européen s’est engagé à résoudre les difficultés financières de ce fournisseur suisse en injectant 95 millions de francs (MFS) d’investissements directs dans deux coentreprises créées pour l’occasion dont :

  • L’une installée en Allemagne pour la production de cellules ;
  • L’autre implantée en Suisse et en Pologne pour assurer l’assemblage des modules.

Et d’après les prévisions, la France pourrait également faire partie de la liste dans le futur, mais en entendant, il faut préciser que la majorité (53 MFS) de ce fonds accordé sera investie dans ces nouvelles structures pour mener à bien un programme destiné à développer leur capacité de production. À Anil Srivastava, directeur général de la société d’ajouter :

Cette transaction offre un certain nombre d’avantages essentiels pour Leclanché, notamment en évitant des investissements en capital pouvant atteindre 53 millions de francs suisses en 2020, et 60 millions supplémentaires en 2022 pour une production accrue de cellules.

Quant aux 42 MFS restants, ils attireront dans les comptes de Leclanché sous forme de prêts de fonds de roulement.

Chacun y trouve son compte

Je suis heureux que Leclanché ait accepté notre proposition d’unir nos forces. La base industrielle d’Eneris et sa participation au consortium IPCEI, ainsi que le savoir-faire de Leclanché, accéléreront notre développement commun.

C’est de cette manière qu’Artur Dela voit son partenariat avec Leclanché qui partage d’ailleurs ce point de vue. Tout cela pour dire que chacun y trouve son compte.

Pour sa part, Anil Srivastava n’a d’ailleurs pas hésité à énumérer les différents avantages obtenus par Leclanché, son entreprise. Entre autres :

  • La baisse de 20% des charges d’exploitation ;
  • La réduction des besoins en fonds de roulement liés à la production ;
  • L’amélioration de la capacité à gagner de nouveaux clients qui ont besoin d’avoir accès à de gros volumes de livraison.

En outre, ce responsable a tenu à préciser que :

L’accord permet à la société de maintenir l’accès à une grande capacité de production, près de 1 GWh d’ici le premier trimestre 2022 et jusqu’à 2,4 GWh d’ici la fin 2024, nécessaire pour respecter ses engagements contractuels avec ses grands clients du transport électrique ayant des contrats-cadres de fourniture pluriannuels, tels que Kongsberg Maritime et Bombardier.

Quant à Eneris, il a obtenu le droit d’utiliser la technologie de son partenaire en notant que, grâce à cette licence d’exploitation, il pourra réaliser des projets de développement et procéder à une industrialisation à grande échelle à travers le monde à l’exception de l’Inde. Toutefois, il faut préciser qu’il s’agit là d’un contrat non exclusif puisque ce savoir-faire demeure la pleine propriété de Leclanché.