un professionnel sur un chantier

La crise du coronavirus combinée au déclin des cours du pétrole a fini par tirer à la baisse le chiffre d’affaires de Vallourec, en dépit de l’ajustement de ses coûts variables. Le fabricant de tubes sans soudure pour l’industrie pétrolière rapporte un important recul de son chiffre d’affaires sur le premier trimestre 2020.

Une forte baisse des activités

Depuis le début de la crise sanitaire, la demande sur le marché des tubes sans soudure a reculé de manière significative. La majorité des clients du groupe a révisé le montant de leurs placements. Les conséquences sur le chiffre d’affaires de Vallourec ont été notables. Celui-ci ressort à 853 millions d’euros sur le premier trimestre contre les 991 millions d’euros prévus en début d’année. En comparaison aux chiffres de l’année dernière sur la même période, le repli est de -16,8 % en données publiées et de -15,1 % à taux de change constants.

Toutes les activités du groupe souffrent de la conjoncture.

Important Dans les détails, la baisse du chiffre d’affaires atteint -17,1 % à données publiées pour la branche Pétrole, Gaz, Pétrochimie. Elle est de -18,2 % pour ses activités industrielles et autres.

Le résultat brut d’exploitation du fabricant est relativement stable par rapport aux chiffres de l’année dernière. De 67 millions d’euros à la même période l’année précédente, son EBITDA s’établit à 68 millions d’euros.

De faibles résultats à venir

Face à l’effondrement de son marché, la firme a pris des mesures drastiques, dont la suppression de 900 emplois en Amérique du Nord. Le groupe rapporte une perte nette de 74 millions d’euros au cours du premier trimestre. L’année dernière, sur la même période, celle-ci s’élevait à 90 millions d’euros.

Les prévisions tablaient pourtant sur une perte nette de 46 millions d’euros. Le flux de trésorerie du groupe présente un solde négatif de 181 millions d’euros, contre 159 millions l’an passé. À fin mars, la firme enregistre une dette nette de 2,27 milliards d’euros.

Le besoin en fonds de roulement est en hausse. De 113 millions d’euros un an plus tôt, il s’établit à 119 millions d’euros à la fin du trimestre. La direction financière du groupe se veut rassurante à ce propos. En effet, ce bond du besoin en fond de roulement se présente tous les ans, chaque premier trimestre. « Il n’y a donc là rien d’alarmant », précise son directeur financier.

En dépit des mesures mises en œuvre pour limiter les impacts de la crise sanitaire et de l’effondrement du prix du pétrole sur ses activités et ses résultats, la firme anticipe une baisse de performance significative. Les résultats seront fortement en repli sur les prochains trimestres, tout particulièrement en Amérique du Nord. Le recul serait moins drastique sur les marchés de l’industrie.