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Après un premier semestre catastrophique, Renault voit son activité redémarrer lentement, mais progressivement. Certes, ses ventes accusent encore un repli par rapport à l’année dernière. Le groupe se satisfait toutefois de sa situation financière, jugée solide en dépit des méfaits de la pandémie de Covid-19. Il commence par ailleurs à ressentir les effets de la nouvelle stratégie impulsée par son nouveau PDG, Luca de Meo.

L’opération de redressement de Renault montre ses premiers résultats au troisième trimestre, à en croire le bilan publié par le groupe, début octobre. Entre juillet et septembre, le repli du chiffre d’affaires a été limité, même si le constructeur continue de céder des parts de marché au niveau mondial.

La marque au losange s’en sort toutefois grâce à une politique commerciale axée sur l’optimisation des marges plutôt que l’augmentation des ventes. Elle voit ainsi progresser sensiblement son positionnement en Europe, un marché concurrentiel et rentable. La firme peut aussi se targuer d’avoir d’importantes réserves de liquidités, en partie boostées par un important PGE.

Renault affiche sa solidité financière malgré la crise

Dans son bilan du troisième trimestre, Renault rapporte quelques bonnes nouvelles en grande partie liées à sa situation financière. Même si le constructeur a dépensé plus de 1,6 milliard d’euros de cash sur cette période, notamment pour financer son besoin en fond de roulement, ses réserves de liquidités demeurent élevées.

Ces dernières s’élèvent à 15,2 milliards d’euros à la fin du mois de septembre, dont près du tiers correspond à un PGE qui n’est pas encore mobilisé. Sur ce prêt aidé, 3 milliards d’euros ont déjà été tirés et intégrés dans le compte de la firme.

Renault aborde alors sereinement son avenir à court terme.

ImportantLe groupe s’attend à un free cash-flow positif entre juillet et décembre 2020,

Si le marché poursuit sa dynamique actuelle. Cette prévision ne prend pas en compte :

  • l’évolution actuelle de l’épidémie ;
  • les éventuelles nouvelles restrictions sanitaires décidées par les pouvoirs publics en Europe.

La ZOE poursuit sa success-story européenne

Renault se félicite aussi de la bonne performance de son modèle électrique ZOE, écoulé à plus de 27 000 exemplaires en Europe pendant le troisième trimestre. Cela correspond à un bond de 157 % en comparaison annuelle, une hausse bien au-delà des 107,2 % de croissance du marché des automobiles 100 % électriques sur la même période.

Grâce à ces excellents résultats, le constructeur devrait pouvoir limiter ses émissions de CO2, et échapper à l’amende de la Commission européenne.

ImportantLe succès européen de la ZOE rapporte par ailleurs plus de crédits CO2, que le groupe compte transformer en liquidités auprès d’autres constructeurs.

Ces derniers pourront ensuite rejoindre l’alliance formée par :

  • Mitsubishi ;
  • Nissan ;
  • Renault.

En attendant, la firme parvient à limiter le recul de ses ventes européennes à -2,9 %, pour 400 223 unités écoulées. Le marché français y a fortement contribué, avec une hausse de 2,7 % des immatriculations sur ces trois mois. Ses ventes ont aussi augmenté en :

  • Russie (+ 4,5 %) ;
  • Turquie (+ 131 %).

Au total, Renault a vendu 806 000 automobiles neuves au T3 (- 6,1 %), pour un chiffre d’affaires de 10,37 milliards d’euros.