un professionnel avec son masque et sac

Les PME sont les plus à souffrir de l'impact économique de la crise du Covid-19 par rapport aux grandes firmes. C’est du moins, l’avis de Pierre Bentata et de Gilles Saint-Paul, deux analystes qui e sont penchés sur ce sujet et qui ont mis en exergue les éléments permettant d’expliquer cette différence.

Pierre Bentata et Gilles Saint-Paul se sont récemment donné pour mission de répondre à une question cruciale, l’impact économique de la crise sanitaire sur le secteur entrepreneurial tricolore. Ce, en se penchant sur les différences constatées entre les grandes firmes et les très petites, petites et moyennes entreprises.

Et d’après les constats, tout indique que les grands groupes sont les mieux armés pour faire face à cette situation particulièrement rude même si certains d’entre eux n’étaient pas épargnés. Ce qui est loin d’être le cas, pour les TPME qui s’exposent davantage à des faillites en cascade portées par différentes raisons.

Certains secteurs souffrent de la crise, d’autres en profitent

Que ce soit du côté des grandes firmes ou des TPME, les analystes s’accordent à dire que l’impact économique de la crise sanitaire diffère d’un secteur à l’autre puisque certains ont beaucoup souffert tandis que d’autres ont su en tirer des profits. Ainsi, Gilles Saint-Paul a tenu à faire savoir que :

Les secteurs qui souffrent le plus sont ceux les plus vulnérables aux mesures de confinement et de quarantaine telles que l’aéronautique, le transport aérien, le tourisme, l’hôtellerie, la culture et les services à la personne.

Gilles Saint-Paul.

Et d’ajouter :

D'autres, tels que le commerce en ligne profitent de la crise, tandis que les activités moins présentielles comme la banque ou l’assurance connaissent une contraction limitée de leur activité.

Gilles Saint-Paul.

Une situation qui concerne aussi bien les grands groupes que les structures de petite taille si l’on croit Pierre Bentata apportant plus de précision en ce qui concerne les géants de l’entrepreneuriat en s’exprimant en ces termes :

Il faut noter que certains grands groupes sont particulièrement touchés par la crise, notamment ceux qui opèrent dans les secteurs de l'aéronautique et du tourisme.

Pierre Bentata.

Ce, pour en venir au fait que :

Deux secteurs ont particulièrement bénéficié de la crise et surtout des stratégies de confinement ; la grande distribution et les entreprises de services en ligne.

Pierre Bentata.

L’avantage aux grandes entreprises

Malgré cette différence sectorielle, Gilles Saint-Paul a tenu à souligner que :

La crise a un effet plus fort sur les petites entreprises que sur les grandes entreprises.

Gilles Saint-Paul.

Un avis partagé par Pierre Bentata faisant valoir que le problème majeur de ces dernières est d’ordre financier à cause de la crise qu’elles sont bien nombreuses à éprouver beaucoup de peine à répondre à leur besoin de trésorerie. À cet économiste d’expliquer :

La mise à l'arrêt de l'économie a eu pour conséquence de réduire les flux de trésorerie des entreprises à néant, ou à presque rien lorsqu'elles ont pu ouvrir.

Pierre Bentata.

Et d’ajouter que :

Pour survivre sans flux de trésorerie, il faut déjà avoir une trésorerie importante, ce qui n'est pas le cas de la plupart des petites entreprises. Voilà pourquoi ces dernières sont les plus exposées, et voilà pourquoi il est prévisible que la plupart des faillites toucheront ces mêmes entreprises.

Pierre Bentata.

Tout cela pour dire que l’avantage est pour les grands groupes qui disposent d’assez de liquidités pour faire face aux difficultés, alors qu’ils sont également les mieux armés pour bénéficier des différentes mesures de soutien mises en place par le gouvernement. C’est du moins l’avis de Pierre Bentata précisant que :

Elles ont les moyens de se faire entendre et donc d'attirer les aides. Ensuite, elles ont davantage de moyens humains pour comprendre et répondre aux contraintes administratives et légales qui conditionnent l'octroi des aides publiques.

Pierre Bentata.

Et même si les TPME y ont accès, la solution à leur problème ne sera que temporaire selon Gilles Saint-Paul faisant valoir que :

Dès que les aides diminueront, que les entreprises devront à nouveau payer leurs charges, beaucoup d'entreprises seront en défaut de paiement et contraintes de déposer le bilan.

Gilles Saint-Paul.