defile de mode

Afin de soutenir les jeunes créateurs de mode et accompagner leur croissance à l’international, l’État et quelques acteurs mythiques du secteur leur fournissent un financement. Depuis 2012, 10 millions d’euros ont été attribués à 80 de ces jeunes griffes.

Succès de 80 jeunes griffes grâce à un système de financement dédié

L’État a lancé une initiative destinée à favoriser le financement de jeunes marques ayant au minimum un an d’existence. En quatre ans, 80 prêts professionnels ont été octroyés ou garantis pour produire des collections, représentant un total de 10 millions d’euros.

La demande est telle qu’en 2017, le budget alloué à ce système devrait être revu à la hausse.

La Fédération du prêt-à-porter féminin se félicite du « renouvellement permanent » sur le secteur et du succès immédiat de ces créateurs à l’étranger, où ils enregistrent 80 % de leurs ventes dès leur lancement.

Grâce à l’attrait pour la « French touch », ils ont triplé leur CA et doublé leurs charges de personnel, preuve de la création d’emplois.

Dans un contexte économique morose dans l’Hexagone, un tel dynamisme a de quoi faire des envieux. Les bénéficiaires disposent d’une à deux années pour rembourser l’argent emprunté. Si le délai peut sembler court, le taux de défaillance est moindre.

L’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (Ifcic), qui gère les financements, n’a enregistré depuis la mise en place du système que 4 défaillances, moins liées à une baisse d’activité qu’à des problèmes organisationnels internes ou de crise de croissance.

Multiples financeurs pour soutenir le secteur de la mode

L’Ifcic joue le rôle d’interface entre l’univers bancaire (HSBC, Société Générale, CIC…) et le monde de la culture, en grande partie pour inciter les banques à prêter davantage. Il assure ainsi la gestion du fonds d’avance remboursable et du fonds de garantie dédiés aux crédits consentis par les banques, deux dispositifs instaurés en 2012.

Cet établissement de crédit est dédié au financement de la mode grâce à des fonds publics (300 000 euros) et privés (900 000 euros) apportés par les groupes du luxe (Balenciaga, Vuitton ou encore Chanel) pour les prêts professionnels directs.

Quant au fonds de garantie, ce sont les entreprises de la mode par l’intermédiaire du Comité de développement et de promotion de l’habillement (Defi) qui s’engagent à hauteur de 700 000 euros. Son montant a réalisé une progression de 45 % l’année dernière.

Enfin, par le biais de Mode et Finance, Bpifrance souscrit des parts dans les entreprises à très fort potentiel.

Pour accélérer le processus au niveau des banques et de l’Ifcic, les fédérations professionnelles opèrent un « filtre » préalable des dossiers, minimisant ainsi les risques d’échec.