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Comme annoncé depuis plusieurs mois, Lendix vient d’inaugurer son nouveau bureau à Milan. Le leader français du crowdlending franchit ainsi un nouveau palier dans son projet de développement en Europe, après l’ouverture de sa filiale espagnole l’année dernière. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui d’un autre champion tricolore du financement participatif, Younited, anciennement Prêt d’Union.

Lendix plante son fanion en Italie

Lendix donne un coup d’accélérateur à son projet de développement en Europe. Après l’ouverture de sa filiale espagnole en 2016, le spécialiste français du crowdlending vient de s’implanter en Italie, où il a ouvert un bureau à Milan.

Cette nouvelle structure, qui compte une dizaine de salariés, est dirigée par Sergio Zocchi, « business angel » et actionnaire d’United Ventures. Le premier financement italien devrait être débloqué d’ici mars.

« Les équipes d'origination, c’est-à-dire celles qui identifient les entreprises à la recherche de financement, et d'analyse crédit seront effectivement locales, puisqu’elles sont tenues de comprendre parfaitement l'environnement économique pour évaluer les bonnes entreprises »

Sergio Zocchi

Malgré l’euphorie, la start-up française reste réaliste dans ces projections de croissance, puisqu’elle table sur « seulement » 7 à 8 millions de crédits distribués en Italie et Espagne.

Cette opération met en évidence une mécanique parfaitement huilée : les premières plates-formes de prêt professionnel en ligne prennent le temps de se murir dans leur pays d’origine. Puis, lorsqu’elles commencent à trouver leur allure de croisière, elles décident de développer leurs activités hors des frontières.

Ainsi, Lendix permet désormais à un particulier en France d’investir dans une PME espagnole ou à une entreprise italienne d’emprunter auprès d’un Français.

Une aubaine pour les établissements de prêt non bancaires

Les banques transalpines, plombées par les créances douteuses de leurs portefeuilles de crédits et qui ont longtemps gardé les séquelles de la crise financière, ont décidé de couper les robinets des prêts aux entreprises. Ce qui a laissé la voir libre aux plates-formes non bancaires pour conquérir ce marché très captif.

Par ailleurs, comparé à la France, le secteur du financement participatif reste peu développé en Italie, ce qui offre d’intéressantes perspectives pour les plates-formes hexagonales.

« Bien que le marché italien continue de se développer, c'est en s'éloignant de la France que l'on mesure les efforts réalisés pour bâtir tout un écosystème de financement pour les start-ups, qui soutient leurs ambitions »

Olivier Goy

Mais avant Lendix, d’autres fintech tricolores ont déjà tenté l’aventure italienne, comme c’est le cas d’Younited, anciennement Prêt d’Union, qui a créé un bureau à Rome.