Calcul du financement d'entreprise

Priorité stratégique affichée des banques, le financement des PME souffre de véritables impasses sur certains « profils » de demandes, de type prêt à long terme ou immatériel. Et alors que vous avez besoin de temps pour consolider votre développement, la question du remboursement in fine, toujours pas résolue, continue d’étouffer les PME. Restent les financements alternatifs.

Des statistiques trompeuses

En terme de soutien au financement des PME, les chiffres de la Fédération bancaire française laissent rêveurs. Avec neuf dossiers sur dix de demandes de crédits d’investissement acceptées au 3e trimestre 2016, difficile de faire mieux. En matière de trésorerie, 83 % des dossiers sont passés.

Mais ces statistiques ne portent que sur les dossiers officiellement déposés. De nombreuses demandes sont refusées en amont et n’entrent pas dans les analyses de la FBF. Si le montant est important, si la durée de remboursement demandée est trop longue (au-dessus de 5 ans), ou s’il s’agit de financer de l’immatériel (communication, recrutement, R&D…), ce n’est même pas la peine de formaliser la demande.

Outre la question des garanties qui vous oblige souvent à exposer votre patrimoine, l’impossibilité d’obtenir un prêt professionnel de longue durée avec un remboursement in fine revient souvent dans les griefs que vous faites aux banques. Les prêts amortissables vous obligent à utiliser votre trésorerie dans une phase où elle serait plus utile pour financer votre développement.

Quid des financements alternatifs ?

Pour faire face aux besoins de capitaux des études de marketing, de la communication ou de la recherche de compétences humaines, certaines alternatives aux banques existent. Depuis longtemps, les grosses entreprises peuvent tenter les marchés financiers, en vendant des actions ou des obligations.

Mais l’apparition du crowdlending pourrait bien changer la donne pour les acteurs plus petits. Ce financement participatif est en pleine expansion.

Et comme il est souvent alimenté par d’autres acteurs qui ont connu ces problèmes de crédits refusés, les méthodes utilisées pour juger les dossiers sont plus souples et plus proches de votre réalité quotidienne. Encore peu développée en France, cette alternative a un vaste marché devant elle.