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Actuellement, les entreprises font souvent face à des difficultés pour accéder à des crédits et à des financements. Pendant que le gouvernement s’attèle à orienter l’épargne des Français vers le financement des entreprises, une alternative qui est déjà courante sur Internet, et qui porte ses fruits, peut aussi être pratiquée : le crowdlending.

Il n’est pas toujours aisé pour les entrepreneurs de financer leurs projets au même titre que les entreprises qui envisagent de développer leurs activités. Les banques sont plutôt réticentes et préfèrent être prudentes quant aux crédits accordés, notamment depuis les accords de Bâle.

En effet, ces nouvelles règlementations internationales exigent que les entrepreneurs aient un outil industriel ou un certain capital en guise de caution pour se voir octroyer un crédit.

Le crowdlending se présente alors comme la solution propice à ce problème. Ce système de prêt entre pairs permet de contourner le système de financement classique.

Contourner le financement bancaire avec le crowdlending

Le crowdlending n’est autre que la mise en relation directe de bailleurs potentiels et d’emprunteurs. Pourtant, pourquoi quelqu’un financerait-il le projet ou l’entreprise d’un illustre inconnu ? Mêmes si elles ne sont pas évidentes a priori, ces raisons existent :

  • financer un projet implanté dans leur région, afin d’encourager la création d’emplois ;
  • prêter pour donner une chance à un entrepreneur et son projet ;
  • soutenir une activité qui leur tient à cœur ou qui les intéresse ;
  • investir pour obtenir des rendements intéressants que les livrets d’épargne et autres placements classiques.

Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive. Il est indispensable de rappeler que le crowdlending a atteint en 2017 un volume annuel impressionnant de 190 millions d’euros de prêts au total.

Encourager les emprunteurs

Jusqu’ici, le crowdlending concerne surtout les montants moins élevés. Mais si l’objectif est de soutenir les PME françaises et leur croissance, il est important de ramener ce système de prêt entre pairs à une échelle plus grande.

Outre la promotion de ce nouveau procédé de financement des entreprises, il sera nécessaire d’encourager les bailleurs potentiels.

Par exemple, des incitations fiscales pourraient inciter les prêteurs à multiplier leurs financements. Ce ne serait que légitime, d’autant plus que ce prêt non cautionné est un financement du risque entrepreneurial.

Par ailleurs, un assouplissement du cadre légal régissant le secteur du crowdlending est également nécessaire. Il faut savoir que les entreprises ne peuvent pas emprunter à d’autres sociétés sur une période supérieure à cinq ans.

Par contre, elles peuvent demander un prêt auprès d’un particulier pour une période de sept ans. Une uniformisation de ces seuils ouvrirait alors la voie à une multitude d’opportunités.

Il en est de même pour le montant légal qu’une entreprise peut emprunter dans le cadre d’un projet. En effet, elle ne peut emprunter qu’un montant inférieur à 2,5 millions d’euros. Quand on connaît la difficulté que les entreprises ont à viabiliser un projet avec un investissement aussi modeste, une rehausse à 8 millions d’euros ne serait pas de trop.