
Le 17 avril dernier s’est tenue la Journée de la femme digitale. À l’occasion, les résultats d’une étude menée par la French Tech et Capgemini Consulting ont été annoncés. À cœur de cette enquête : les femmes entrepreneures et infrapreneures. Les femmes seraient de plus en plus nombreuses à se lancer dans le domaine de l’entrepreneuriat.
Capgemini Consulting et la French Tech ont réalisé une étude sur les femmes qui se trouvent dans le monde de l’entrepreneuriat et l’infrapreneuriat. Lors de la Journée de la femme digitale, le 17 avril 2018, les résultats de cette étude ont été mis au grand jour.
Se lancer dans l’entrepreneuriat tout en étant une femme, 80% d’entre elles ont affirmé que le débat n’en est plus à ce stade. Zoom sur le quotidien de ces héroïnes du quotidien qui se battent pour que le monde des affaires ne soit plus « un monde d’hommes ».
Entreprendre malgré les clivages persistants
Essentiel Si la plupart des femmes interrogées dans cette étude ont déclaré ne plus prendre en compte la différence entre les hommes et les femmes, on en recense encore 20% qui se déclarent lésées par le système. Selon ces dernières, les préjugés sont encore bien présents dans le monde des affaires.
À titre d’exemple, elles ont évoqué le cas d’hommes et de femmes qui vont rencontrer les mêmes investisseurs dans le cadre d’une levée de fonds.
Aux femmes, les investisseurs en question demandent comment feraient-elles pour se développer à l’international, compte tenu du fait qu’elles aient des enfants. Lors de leur rencontre avec les entrepreneurs masculins, la question n’a même pas été abordée.
Se lancer, malgré tout
Malgré les difficultés qu’elles peuvent rencontrer dans le milieu, les femmes persistent et signent : elles veulent devenir entrepreneures dans les trois à cinq années à venir. Certaines sont motivées par l’indépendance que procure l’entrepreneuriat, tandis que d’autres sont simplement attirées par le fait d’entreprendre.
Parmi les femmes interrogées lors de cette étude, il y avait celles qui étaient intrapreneures au sein de la société où elles travaillaient. Mais il y avait aussi celles qui ne l’étaient pas, qui n’avaient pas encore goûté à la gestion d’un projet, au management ni aux volets financiers.
Quid des levées de fonds ?
Ce n’est un secret pour personne : toute entreprise nécessite des fonds pour se développer et prospérer. Concrètement, les femmes ont quelques options pour ce faire : les apports personnels, les crédits bancaires et les levées de fonds auprès des investisseurs.
En raison des préjugés et des clivages divers, les femmes sont peu enclines à recourir aux levées de fonds. Elles sont davantage attirées par l’apport personnel. Généralement, elles se préparent assez tôt pour financer elles-mêmes une grande partie de leur projet.
Mais il faut également considérer le prêt bancaire. Bien des établissements proposent un prêt professionnel à destination des entrepreneurs. Les conditions d’accès à ces crédits sont parfois très intéressantes, dépendant essentiellement de la teneur du projet.