
Le financement est un critère important pour la réussite d’un projet, et ce, dans n’importe quel secteur. Plusieurs structures ont déjà exploité ce domaine qui est de plus en plus intéressant pour les entreprises. Après le crowdfunding, vient le crowdlending. Une technique de prêt qui commence à séduire le grand public.
Les entreprises, surtout les TPE/PME, ont besoin de financement. Après les banques et les établissements de prêts, de nouvelles plateformes ont vu le jour et œuvrent dans ce domaine.
Il y a quelques années, des sociétés de crowdfunding ont envahi la toile, et accordent du budget aux entreprises, grâce à la participation de nombreux donateurs. Aujourd'hui, le marché du financement participatif voit la naissance d’un nouveau dispositif qu’est le crowdlending.
Via ces plateformes sites, les Français ont réussi à financer plus de 24 000 projets en 2017, et ce, pour une collecte totale d’une centaine d’euros. Ce qui séduit le plus les participants, c’est la transparence des procédures, mais aussi les rendements qui peuvent dépasser les 10%.
Un succès grandissant pour les plateformes de crowdlending
Les plateformes de crowdlending ont réussi à se faire une renommée inébranlable dans le secteur financier. Ce nouveau concept a même réussi à entrer en concurrence directe avec les établissements bancaires, alors que le taux proposé par ces structures reste très attractif, surtout pour les entreprises.
Olivier Goy, fondateur de la plateforme Lendix apporte une explication à cet essor fulgurant en ces termes :
Nous leur permettons de diversifier leurs sources de financement, avec, en plus, un prêt plus rapide et sans caution.
En outre, la procédure à suivre brille par sa transparence et sa rapidité.
Le dépôt de la demande de crédit se fait exclusivement en ligne. Elle passe ensuite par la validation par un algorithme. Pour être validé, un dossier doit répondre à plusieurs critères, comme la taille de la structure ou encore sa solidité financière.
Le même règle opératoire s’occupe ensuite de déterminer la fourchette de taux, ou le pourcentage exact du crédit. Le dossier ne sera publié sur le site, qu’à la seule condition qu’il soit validé. L’entreprise pourra ensuite obtenir le fonds dont elle a besoin pour la réalisation de ses projets.
25 secondes pour lever 300 000 euros
Si le prêt participatif ou crowdlending, par traduction anglaise, commence à avoir de plus en plus d’abonnés, c’est parce qu’il permet une levée de fonds en un temps record. Une PME française en a fait l’expérience, et a réussi à collecter un total de 300.000 euros auprès des prêteurs, seulement en 25 secondes.
Il faut savoir que le crowdlending qui est un système de crédits professionnels diffère du crowdfunding. En effet, le prêt participatif est un simple crédit, remboursable avec un taux d’intérêt fixe. Cette démarche est ainsi moins risquée, et convainc la majorité les Français de nature plus prudente.
En outre, les rendements annoncés sont plus qu’intéressants, qui peut aller jusqu’à 10% par an, voire plus. Les participants peuvent donner le montant qu’il désire, même quelques dizaines d’euros.
Au président d’expliquer :
La moitié de nos 15.000 prêteurs ont moins de 40 ans. Et ils ne sont pas particulièrement riches.
Pour l’heure, les intérêts du crowdlending sont imposés à la flat tax (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30%. Par ailleurs, cette situation peut changer si ce système devient éligible au PEA-PME en 2019.