
Le rythme de croissance des crédits s’est accéléré au mois de juin dans la zone euro, tiré notamment par les prêts accordés aux professionnels, qui enregistrent une forte progression. Les emprunts destinés aux ménages sont, pour leur part, restés stables, sauf le crédit à la consommation qui a ralenti. L’indicateur d'inflation a augmenté, les effets du rachat de dettes par la BCE se font encore attendre.
Une progression continue depuis avril
Les chiffres communiqués par la Banque centrale européenne montrent une accélération du rythme de croissance des crédits octroyés par les banques de la zone euro au mois de juin.
Ainsi, les prêts accordés aux entreprises non financières et aux particuliers ont affiché une croissance de +3,5 %, hors opérations strictement financières. Les crédits ont donc suivi une tendance à la hausse, avec 3,0 % de croissance en mars et avril, et 3,3 % en mai.
Le dynamisme des crédits rentre dans la politique de la BCE qui a beaucoup baissé ses taux d’intérêt. Par ailleurs, la banque centrale européenne a racheté des dettes publiques et privées pour l’équivalent de 2 400 milliards d’euros depuis 2015.
L’objectif était d’apporter plus de liquidités censées profiter à l’économie. Toutefois, cette injection de fonds n’a pas encore d’impact palpable sur les prix, il faut encore attendre.
Une hausse tirée par les prêts aux entreprises
Ce sont surtout les crédits professionnels qui soutiennent cette hausse.
Important En effet, la croissance des prêts accordés aux entreprises est passée à 4,1 % en juin, contre 3,7% en mai et 3,3% en avril.
Selon les chiffres non ajustés, le rythme de croissance des crédits destinés aux ménages a baissé à 2,9 % en juin contre 3,0 % en mai et en avril. Toutefois, les données non ajustées ne sont pas exactement représentatives de la tendance, et les prêts des ménages se sont en réalité stabilisés.
Par ailleurs, les volumes de production de prêts immobiliers restent stationnaires à 3,1 %, comme au mois de mai. Quant aux crédits à la consommation, ils ont un peu stagné, avec une progression de 7 % contre 7,2% un mois auparavant.
Enfin, la masse monétaire M3 a nettement rebondi avec une augmentation de 4,4 % en juin, contre +3,8% en avril et +4,0% en mai. Il s’agit d’un agrégat qui sert à la BCE pour mesurer l’inflation.