cybercriminalité

On assiste actuellement à une explosion de la cybercriminalité, suscitant des inquiétudes de plus en plus importantes auprès des entreprises. Le fait est qu’une seule attaque peut coûter largement cher à ces dernières. C’est dans le but de mieux quantifier ce type de menace que RiskLens voit le jour. La Startup a même pu récemment lever plusieurs millions de dollars. Ces fonds vont le permettre d’arriver à ses fins.

Hameçonnage, phishing, filoutage et maintenant des exploitations de Rançongiciels... les cybercriminels ne manquent pas d’ingéniosité, créant même un boom des cyberattaques ces dernières années. Mais si ces effractions en ligne deviennent le cauchemar quotidien des entreprises, les acteurs de la cybersécurité y trouvent leur compte.

En effet, les tours de table dans ce secteur accumulent succès sur succès, surtout outre-Atlantique. La Startup RiskLens, entre autres, qui se spécialise dans la fourniture de logiciels de gestion de cyberrisques a réussi à collecter quelque 20 millions de dollars pour développer son activité. Il faut dire que plusieurs sociétés se sont donné la main pour faire face à ce fléau mondial.

Identifier et analyser les menaces sont devenus leurs principales préoccupations, car la gestion des risques commence généralement par leur anticipation.

Des géants de la technologie à la rescousse

13 millions de dollars, c’est la perte moyenne essuyée par une entreprise en cas de cyberattaque, du moins c’est qu’a révélé une étude réalisée par Ponemon Institute et Accenture Security. Et il convient d’admettre que ces offensives coûtent plus cher aux entreprises américaines qu’à celles opérant sur le territoire français à raison de 27,4 millions de dollars contre 9,7 millions de dollars.

Quoi qu’il en soit, en France comme dans d’autres pays, l’investissement dans le développement de la cybersécurité devient de plus en plus onéreux à cause de la nette propagation de cette forme de criminalité qui est d’autant plus dévastatrice d’année en année.

Pour renforcer le secteur, plusieurs multinationales se sont jointes, apportant chacun leur part de briques dans cette guerre qui menace les activités des sociétés. Des mesures d’anticipation vont être mises en place, notamment la recherche et le développement du secteur ainsi que l’analyse automatique des menaces en ligne en recourant à l’intelligence artificielle.

Parmi elles se trouve Microsoft avec son projet d’investissement d’un milliard de dollars par an au minimum en 2017. Au cours de cette même année, elle a aussi racheté Hexadite, une Startup israélienne se spécialisant dans la sécurité informatique, pour la somme de 100 millions de dollars. Huawei a également prévu de consacrer 2 milliards de dollars sur cinq ans à la branche cybersécurité de son enseigne.

Les Startup se mettent aussi à l’œuvre

Malgré les désastres provoqués par l’explosion des attaques en ligne, bon nombre d’acteurs opérant dans la cybersécurité ont pu quand même tirer profit de la situation. De fait, le financement entreprise est devenu plus accessible, notamment les fonds levés par des Startup développeuses de logiciels de gestion des cyberrisques qui se multiplient à vue d’œil aux USA.

RiskLens, entre autres, n’est pas à sa première tour de table en réussissant à convaincre des investisseurs comme Dell Technologies Capital, F-Prime Capital, MassMutual Ventures et Osage Venture Partners à placer 20,55 millions de dollars dans son projet. En juillet 2017, la Startup a déjà collecté 5 millions de dollars.

À savoir, ce développeur de suite logicielle SaaS a vu le jour en 2011. Ses réalisations permettent aux dirigeants d’entreprise de quantifier les risques d’attaques en ligne en vue de mieux les gérer grâce à la prise de décisions essentielles à l’issue de l’évaluation des éventuelles menaces.