
Nombreuses sont les entreprises qui peinent à recruter, faute de profils adéquats à leur recherche. Mais désormais, les choses peuvent changer, grâce à la Loi Avenir professionnel afin de permettre à ces dernières de répondre à ce besoin dans les meilleures conditions. Le Ministère du Travail a en effet revisité ce dispositif permettant à ces dernières de créer leur propre Centre de formation des apprentis (CFA).
Tout comme les organismes de formation ou les lycées professionnels, les entreprises ont également obtenu le privilège de mettre sur pied un CFA pour qu’elles puissent former de jeunes talents pour ensuite les recruter.
Dispositif Le dispositif Avenir professionnel leur donne en effet ce droit depuis le 5 septembre de l’année dernière, mais pour différentes raisons, sa portée est quelque peu limitée. Une situation que le gouvernement a tenté de remédier, grâce à quelques retouches qui ont été effectuées récemment en répondant aux besoins des entrepreneurs.
Et il semblerait que cette mesure a été plutôt bien perçue d’autant qu’un système de financement est prévu pour encourager tous les acteurs intéressés.
Une réponse aux attentes des entreprises
Si depuis sa création, la portée de la Loi Avenir professionnel a été plutôt restreinte, c’est parce qu’elle était limitée par certaines lacunes qui empêchaient les entrepreneurs à franchir le pas. Mais il se trouve que le Ministère du Travail est déterminé à rectifier le tir en apportant quelques modifications à ce dispositif afin de répondre aux attentes des entreprises.
Ainsi, l’une de leurs principales exigences a été entendue si l’on croit un conseiller ministériel qui s’est exprimé en ces termes :
« La loi a simplifié le cadre de création des diplômes et titres éligibles à l’apprentissage. Pour ne pas dégrader la formation, les nouveaux CFA devront répondre aux mêmes exigences qualité que ceux d’aujourd’hui. Mais comme pour les lycées et les universités, certains seront plus cotés que d’autres ».
Pour les encourager encore plus, le délai d’obtention d’une certification a également été réduit à six mois s’il pouvait s’étendre jusqu’à 3 ans auparavant.
L’allègement des devoirs qui obligent les jeunes apprentis à suivre l’enseignement général est aussi programmé si l’on tient compte de certaines initiatives :
- Les entreprises pourront assurer elles-mêmes ou déléguer à des lycées ou à d’autres CFA ;
- Les employeurs pourront se regrouper pour créer des centres d’apprentissage comportant des formations communes et d’autres, spécifiques ;
- Les élèves qui disposent déjà de certaines compétences générales ne seront pas tenus de suivre ces cours qui peuvent également être suivis à distance.
- La possibilité de démarrer une formation en apprentissage à n’importe quel moment de l’année.
Et compte tenu des nombreuses entreprises qui ont récemment manifesté leur intérêt auprès du Ministère du Travail, il serait facile d’admettre que ces nouvelles dispositions ont réussi à séduire plus d’une.
Des aides financières à la clé
Loin de se contenter de répondre aux besoins des employeurs, le gouvernement prévoit également de mettre en pratique un système de financement entreprise qui devrait voir le jour d’ici quelque mois.
En effet, France compétence, l’organisme public chargé de la régulation et du financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage est actuellement en train d’étudier toutes les démarches allant dans ce sens. En attendant, l’on peut s’attendre à deux mesures d’importance capitale qui permettraient à :
- L’entreprise de se verser à elle-même une partie de sa taxe d’apprentissage, pour financer un investissement lié à l’ouverture d’un CFA comme la formation des apprentis, la mise en place d’un plateau technique ou l’achat d’ordinateurs ;
- L’entreprise de demander à son OPCO (opérateur de compétences) un financement pour chaque jeune apprenti en formation.
En ce qui concerne cette dernière ligne, les aides financières se feront « au contrat » dont le coût sera fixé par l’OPCO et devront être rendu public d’ici mi-avril.