
Malgré la baisse des productions occasionnées par la crise sanitaire du Covid-19, plus de la moitié des PME et des ETI exportatrices de l’Hexagone ont poursuivi leurs opérations commerciales à l’international. Pour les aider à maintenir leurs activités, l’État français, via la banque publique d’investissement Bpifrance, a augmenté le plafond du dispositif de réassurance dénommé Cap Francexport.
Un dispositif pour faire face à l’incertitude
Protection très utile pour les entreprises effectuant des opérations commerciales à l’international, la garantie à l’exportation permet à ces dernières de se prémunir contre un défaut de paiement de la part du client.
Cette assurance professionnelle protège également les exportateurs d’une éventuelle crise dans le pays destinataire.
Mais en ces temps de crise inédite, de plus en plus d’entreprises se voient refuser leur garantie de la part des assureurs. Le dispositif Cap Francexport vise ainsi à fournir un complément de couverture.
Important En coopération avec cinq établissements d’assurance-crédit, le dispositif Cap Francexport a relevé l’encours de garanties dédié à l’exportation de la Caisse Centrale de Réassurance à deux milliards d’euros.
Le dispositif est réservé aux PME et aux ETI dont le délai de paiement est inférieur à 360 jours et pour des opérations en euros et en dollars.
Une sécurisation de la trésorerie disponible en deux catégories
Le dispositif Cap Francexport se décline en deux catégories distinctes.
La première est dénommée garantie complémentaire Cap Francexport. Comme son nom l’indique, elle est destinée à compléter la garantie dite primaire, à savoir la garantie souscrite par l’entreprise auprès d’une compagnie d’assurance-crédit privée.
Elle couvre jusqu’à la moitié des risques de l’opération. En cas de défaillance, c’est la garantie primaire qui intervient en premier lieu. Ce n’est qu’en cas d’épuisement de cette couverture que le dispositif mis en place par Bpifrance entre en jeu.
La deuxième est la garantie Cap + Francexport. En cas de perte, celle-ci permet à l’entreprise d’être indemnisée à hauteur de 95 % du coût de l’opération. Les 5 % restants sont à la charge de l’assureur-crédit privé.
Les exportations vers les pays classés à risque élevé sont exclues de ces garanties. Il en est de même pour les entreprises disposant d’un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros, sauf étude de dossier individuel.