
Une première reprise d’entreprise n’est pas une sinécure, mais en vous préparant correctement, la plupart des obstacles peuvent être surmontés. Nos experts vous livrent quelques précautions à prendre à chaque étape de l’opération.
Préparez-vous
Que vous débutiez dans l’entrepreneuriat et êtes déjà dirigeant d’entreprise, mais avez un objectif de croissance externe, préparez-vous à une charge de travail lourde. Commercial, financier, juridique, ressources humaines… dans tous les domaines, de multiples tâches vous attendent.
En effet, vous devez effectuer des formalités administratives, recruter et former les équipes, créer ou adapter l’organisation, ouvrir et aménager des locaux ou points de vente, etc.
Tout cela nécessite du temps et diverses ressources qu’il faut évaluer précisément pour déterminer la taille de l’entreprise à acquérir, au risque de vous retrouver totalement submergé, surtout si vous avez une activité en parallèle.
Choisissez judicieusement l’activité
En fonction de votre parcours, de vos compétences et de vos envies, choisissez judicieusement l’activité à reprendre. Pensez également au prix du fond de commerce, qui fluctue suivant la valeur des éléments corporels et incorporels qui le composent.
Dans certains métiers comme l’immobilier, la fiscalité peut également varier selon le prix de vente et le fait que la cession concerne une branche autonome d’activité ou un portefeuille de gérance ou de syndic.
Entourez-vous de professionnels
L’assistance d’un comptable en amont est toujours précieuse. Pour une première installation, il vérifie la faisabilité et la cohérence votre projet. L’avocat vous propose les différents scénarios possibles avec leurs avantages et inconvénients respectifs, les étapes à suivre et le planning de mise en œuvre pour chaque option.
Enfin, l’expert-comptable se charge de la partie financière : il vérifie les comptes de l’entreprise à reprendre, élabore le business plan, etc. Pour les entrepreneurs installés aussi, les questions ne manquent pas, pour prendre les bonnes décisions et assurer une intégration rapide de la nouvelle structure.
Négociez avec le vendeur
Pour savoir précisément où vous mettez les pieds, plusieurs points sont à vérifier concernant l’entreprise identifiée : l’activité, le chiffre d’affaires réalisé et prévisionnel, la composition du portefeuille clientèle, l’ancienneté du système informatique. N’hésitez pas à inspecter les locaux pour vérifier qu’ils sont aux normes.
Consultez les contrats de travail des collaborateurs, leur stabilité, les résultats des agents commerciaux… Vous avez également le droit de réclamer les documents juridiques et comptables : trois derniers bilans (affichant l’actif, le passif et le compte de résultat), Kbis, créances, éventuels contentieux (salariés, clients, fournisseurs), bail commercial et dernière quittance de loyer…
Tout impact possible identifié à l’étude de ces documents permet de faire baisser le prix de vente ou d’exiger une action corrective avant de signer le compromis.
Signez les documents
Lorsque vous trouvez une entente avec le vendeur, vous devrez signer un compromis de vente comprenant diverses conditions suspensives, dont l’obtention des fonds nécessaires au rachat.
Il indique également le prix provisoire des parts sociales ou des actions à acquérir, le prix effectif n’étant fixé qu’à la signature du contrat de cession définitive accompagné d’un bilan. Prévoyez les différents droits à régler par l’acquéreur : les honoraires de rédaction des actes, les droits d’enregistrement, de greffe, les frais de publications légales, etc.