Conseiller d'entreprise

Tout comme la reprise d’une entreprise classique, racheter une franchise peut receler de nombreux pièges : risque de se retrouver avec une entreprise mal en point, percluse de dettes ou de reprendre une affaire peu rentable, avec des matériels défectueux… D’où l’intérêt de bien se renseigner sur l’entreprise, mais également sur l’enseigne, avant de franchir le pas.

Halte à la précipitation

Certes, racheter une entreprise existante, déjà bien implantée sur son marché, reste une très bonne idée. D’abord, parce que c’est un excellent moyen de se lancer dans le grand bain quand on est novice. Mais surtout, la reprise offre la possibilité de dégager immédiatement des revenus, et donc, de rentrer rapidement dans ses frais.

Important Quoi qu’il en soit, c’est un projet qui ne se décide pas sur un coup de tête. Au contraire, il doit se préparer plusieurs mois à l’avance. Il est important de prendre son temps pour analyser les différentes offres, mener ses investigations et enfin négocier avec le cédant.

Cette règle vaut autant pour une franchise que pour une entreprise classique, sauf qu’en franchise, le choix de l’enseigne est également crucial, puisqu’en cas d’accord, le repreneur s’engage également auprès du franchiseur pour plusieurs années.

Vérifier l’historique de l’entreprise

Les vraies bonnes affaires sont rares sur le marché et un prix trop bas ou un vendeur qui se montre un peu trop insistant doit éveiller la méfiance.

Important Dans tous les cas, il est recommandé de ne pas se contenter du discours du cédant, mais plutôt de mener ses propres enquêtes. Un examen minutieux du dossier de reprise est alors fortement indiqué pour évaluer, si oui ou non, la reprise s’avère plus avantageuse qu’une création. Il faut pour cela rester attentif à plusieurs éléments, tels que les derniers bilans de l’entreprise, sa compatibilité ou encore sa balance financière (compte de résultats, dettes, créances, taxes non payées…).

Autre point à vérifier : les contrats de travail établis avec les salariés actuels, et plus particulièrement les éventuels litiges en cours auprès du Prud’homme.

Il faut aussi s’assurer que tous les matériels sont en bon état de marche, surtout pour les entreprises où une mauvaise performance des équipements utilisés peut impacter directement la productivité ou la qualité du service rendu au consommateur final. C’est notamment le cas des restaurants ou des services de pressings.

Enfin, il faudrait penser à bien inspecter l’état des locaux qui abritent le fonds de commerce. Le bâtiment respecte-t-il les normes en vigueur ? Des réparations sont à prévoir ? Autant de questions à se poser avant de s’engager.