Accord entre franchisés

La cession d’une franchise peut donner du fil à retordre au franchisé. Cette opération ne peut entre autres aboutir que suite à l’approbation du franchiseur. De plus, le repreneur doit aussi être approuvé par la tête du réseau. Elle a raison, car en affaire, mieux vaut collaborer avec une personne de confiance.

Opération complexe et demandant parfois du temps, la cession d’une franchise ne peut pas être prise à la légère. Elle ne peut se faire sans l’aval de la tête de réseau et du franchiseur. Le cas échéant, cette première peut aussi poser son veto, dès lors qu’elle n’approuve pas le repreneur. Rien d’étonnant puisque ce dernier sera alors son futur partenaire.

En outre, la nature même du contrat de franchise fait monter d’un cran la complexité de la transmission. En effet, si le repreneur n’a pas l’aval du franchiseur, il doit chercher d’autres alternatives pour mener à terme l’opération.

Bien préparer la cession

Il est de plus en plus courant de voir un franchisé cherchant à céder son affaire. Une opération qui présente un certain degré de complexité. La recherche d’un repreneur prend aussi un temps considérable, d’autant que celui-ci doit être approuvé par la tête de réseau. En général, cette démarche peut ainsi s’étaler en moyenne sur 12 mois.

Le franchisé doit aussi faire part de son projet de cession au franchiseur. Le plus tôt sera le mieux, puisque celui-ci peut être d’une grande aide dans la recherche de repreneur.

En outre, le recours aux services d’un expert-comptable est de mise. Ce professionnel est en effet le mieux qualifié pour estimer la valeur de l’affaire à céder. Les aspects fiscaux de la transmission relèvent également de ses compétences.

Enfin, le franchisé a tout intérêt à tisser un lien de confiance avec le repreneur potentiel. Dans cette condition, ce dernier saura à coup sûr fermer les yeux sur d’éventuels points faibles de l’objet de transmission. Il sera aussi plus à même d’accepter les propos du franchisé.

D’autres points importants à savoir

Dans le cadre de la transmission, le franchisé ne peut se prévaloir le droit de conclure directement la cession avec la personne de son choix. Un règlement qui a été confirmé par un responsable chez CRA (Cédants et repreneurs d'affaires), une entité spécialisée en services d’accompagnement dans une transmission.

L’opération doit ainsi se faire avec l’aval du franchiseur et de la tête de réseau. Cette dernière étant dans son droit de pouvoir choisir son futur partenaire.

Dans le cas où le franchiseur n’approuve pas le repreneur, le franchisé peut choisir de céder son fonds de commerce sans l’enseigne. Au vu de l’augmentation des prix de l'immobilier commercial, il gagne plus à vendre son droit au bail hors du réseau et au prix fort, plutôt qu’à faire une cession sous enseigne.