
Avec la proposition du gouvernement fédéral sur la recherche d'alternative à la voiture de société, un plan qui n'est pas encore définitif, le débat est lancé. Octroyer une allocation de mobilité pour les employés, ou maintenir les voitures de société qui font partie des avantages, tout le monde a son mot à dire.
Privilégier les transports publics
Autour du débat sur la nécessité ou non de supprimer la voiture de société, trois opinions complémentaires ont été avancées par Jan de Brabanter, de la Chambre de commerce de Bruxelles, Christophe Schoune d'Inter-Environnement Wallonie et Olivier Valentin, du Syndicat libéral. Et si les avis divergent, les idées sont intéressantes.
ImportantAvec ce plan proposé par le gouvernement fédéral, qui consiste à trouver une alternative au véhicule de fonction, l'idée est d'introduire la possibilité d'une allocation de mobilité au salarié.
Ce dernier utilisera donc les moyens de transport public pour rejoindre son lieu de travail. Mais pour cela, il faudrait que ces services publics soient améliorés, car pour le moment, il n'est pas rare, par exemple, qu'il y ait un train supprimé pour des raisons fantaisistes.
Et ceux qui doivent utiliser la voiture pour se rendre d’un lieu (chez un client, un fournisseur…) à un autre ne pourraient donc pas compter sur ces moyens de transport. Pour Christophe Schoune,
« il ne faut donc pas pénaliser ceux qui utilisent la voiture, mais trouver un système qui permet d'enclencher un changement fondamental à travers un budget mobilité pour tous ».
Christophe Schoune.
Combiner voiture de société et budget mobilité
La suppression définitive de la voiture de société ne fait donc pas encore l'unanimité.
« Tout le monde a l'impression que la moitié des véhicules qui circulent sont des voitures de société, mais en réalité on parle de 7 % du parc automobile »,
Jan de Brabanter.
affirme Jan de Brabanter, qui rappelle par la même occasion que la mise à disposition d’une voiture de fonction fait partie des avantages dont peuvent jouir les salariés. Il en est de même pour Olivier Valentin qui avance qu'
« il faudrait plutôt remplacer l'usage de la voiture par autre chose, comme combiner voiture de société et budget mobilité ». Pour Christophe Schoune, « il est préférable de mettre fin au régime de la voiture-salaire qui englobe plusieurs avantages fiscaux, car cela coûte cher à l'État (près de 5 milliards d’euros) ».
Christophe Schoune.