
Chez Uber, 500 personnes s’exposent au chômage. La filiale à laquelle elles appartiennent s’avère déficitaire à l’entreprise. Ces individus qui travaillent pour la branche de location de voitures représentent 3% des salariés d’Uber qui emploie actuellement 1500 salariés. La société spécialiste du transport pourrait opter pour une suppression ou une cession de la filiale.
Basée aux États-Unis, l’entreprise Uber dispose d’une filiale dédiée au prêt de véhicules avec conducteurs. Depuis 2016, cette branche fait perdre une somme de 3 milliards de dollars au groupe. Les cadres de la société précisent, sur ce point, que le déficit va jusqu’à 9 000 dollars par voiture en moyenne.
Malgré son ambition de moderniser la filière location de véhicules, Uber doit se rendre à l’évidence. Sa filiale se présente comme peu rentable. Pour limiter les faillites causées par ce projet, la direction juge qu’il serait préférable de céder ou de supprimer la branche de location. La décision devrait être prise avant la fin de l’année.
Un projet qui engendre un déficit de 500 dollars
Pour en revenir aux faits, rappelons que le spécialiste du transport subit en 2016 une perte de nette de 3 milliards de dollars. Sa filiale de prêt de voitures avec chauffeurs se trouve particulièrement à l’origine du déficit. Depuis sa réalisation, ce projet cause à Uber des pertes d’environ 500 dollars par voiture en moyenne.
À cette époque, les membres de la direction s’inquiétaient déjà quant à la viabilité du projet. Certains responsables estiment par ailleurs une perte plus importante que celle constatée par l’entreprise. En effet, un rapport remis aux cadres révèle que le déficit s’élève à 9 000 dollars. En ce sens, la direction envisagerait de se séparer de la filiale qualifiée de gouffre financier.
À sa création, cette filiale fondée par Travis Kalanick avait pour ambition de moderniser le système de location de voiture avec chauffeur. L’entreprise investit à cet effet un budget de 600 millions de dollars, soit 532 millions d’euros.
Le quotidien new-yorkais Wall Street Journal annonce qu’Uber réfléchit entre la cession et la suppression de la filiale.
500 salariés d’Uber menacés de licenciement
En ce qui concerne son fonctionnement, elle applique le principe de leasing ou le contrat de bail. En ce sens, Uber s’adresse essentiellement aux conducteurs ne disposant pas d’un moyen leur permettant de souscrire un prêt bancaire. Elle leur offre la possibilité de louer une automobile avec un montant mensuel de 500 dollars.
Dans le cas où l’entreprise de transport décide de supprimer Xchange Leasing, 500 agents risquent de se retrouver au chômage. À ce jour, la branche de location de voitures avec chauffeurs emploie 3% des salariés d’Uber qui compte 15 000 employés au total.