Un salarié en voiture

Préserver l’environnement est un sujet qui concerne tous les acteurs économiques. Aujourd’hui, c’est au tour des entreprises de prendre certaines mesures afin de réduire au maximum leur émission de CO2. La première disposition prise touche ainsi les flottes : certaines sociétés réduisent déjà le nombre des véhicules de fonction dans leur flotte et proposent le « crédit mobilité » à leurs collaborateurs.

Les entreprises sont amenées à contribuer à la protection de l’environnement. Outre les divers textes et règlementations déjà en vigueur, la flotte des sociétés devra contenir moins de véhicules de fonction.

Pour ce faire, les établissements ont dû proposer d’autres alternatives pour remplacer l’utilisation de l’automobile dans les déplacements professionnels. La solution avancée est ainsi le crédit mobilité. Ce principe offre une voiture de catégorie inférieure, compensée d’une allocation de déplacement en espèces.

Diverses études démontrent, en effet, que le taux d’émission de CO2 des entreprises est majoritairement causé par les voitures de fonction qui composent leur flotte. Remplacer du jour au lendemain l’automobile risque de ne pas être faisable, par contre, l’idée est de réduire au maximum son utilisation.

Le crédit mobilité, une alternative aux voitures de fonction

Pour remplacer la voiture de fonction, une entreprise peut proposer à son salarié, un véhicule de catégorie inférieure avec un budget mobilité, pour assurer le reste de ses déplacements. Ce principe figure parmi les dispositions à prendre afin de réduire la place des véhicules de fonction dans la flotte.

Aujourd’hui, l’automobile est le moyen de déplacement le plus utilisé, notamment pour les déplacements domicile-travail. En effet, les lieux de travail étant de plus en plus éloignés, les usagers sont souvent poussés à prendre ce type de véhicule, du fait de sa praticité.

Or, les statistiques données par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) sont inquiétantes.

Selon l’agence, plus de 75% des déplacements domicile-travail se font en automobile, avec un taux d’occupation proche de 1. Dans cette optique, près de la moitié des émissions de CO2 des entreprises sont émises par les déplacements professionnels en voiture.

Une étude publiée par le ministère du Travail révèle que la durée moyenne du trajet domicile-travail a considérablement haussé, soit +25% en 17 ans. Selon le sondage, les Français prennent aujourd’hui 50 minutes par jour pour aller et revenir du travail, alors qu’en 1998, le trajet ne durait que 40 minutes.

Ces données poussent ainsi les entreprises à rechercher des compromis afin de ne pas léser le travailleur, tout en préservant l’environnement.

Les trois types de déplacements professionnels selon l’OVE

L’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) identifie trois types de déplacements professionnels.

En premier lieu, il recense les déplacements urbains ou périurbains. Pour ce faire, les concernés utilisent le transport en commun, le taxi ou la voiture de fonction.

L’Observatoire note également les déplacements extra-urbains, réalisés à bord d’une voiture particulière, d’un train ou d’un avion.

Bernard Fourniou, président de l’OVE indique que :

Dans cette catégorie, on perçoit depuis 2008 une tendance pour les entreprises à rechercher une réduction du poids de ce poste transports. La politique de déplacement a ainsi évolué dans la plupart des entreprises ; la règle de la première classe dans le train a disparu, la visioconférence se développe, de nombreuses entreprises s'orientent vers le télétravail et les collaborateurs analysent désormais beaucoup plus la nécessité de leurs déplacements.

Bernard Fourniou.

Le président de l’OVE de rajouter

Le troisième type de déplacement s'effectue en véhicule de fonction ou en véhicule commercial et, là, la voiture reste privilégiée. Ici, la mobilité est choisie et la voiture l'emporte d'autant plus qu'elle est dotée désormais d'équipements d'aide aux déplacements et d'outils de connectivité, faisant de l'automobile un véritable bureau

Bernard Fourniou.

Cette nouvelle mesure sur la mobilité peut être très appréciée par les collaborateurs dans les entreprises dans les grandes métropoles. En effet, les jeunes ne s’intéressent plus autant à la voiture de fonction.