Flotte automobile

Sur le marché des flottes de véhicules, le secteur des assurances devrait poursuivre sa lente évolution en 2017, avec l’accroissement des échanges d’information et des services, le développement de l’auto-assurance pour minimiser la hausse des cotisations… Assureurs et gestionnaires de flotte vont devoir surveiller de près leur parc automobile en attendant l’arrivée de la voiture autonome.

Une attention accrue pour assureurs et gestionnaires de flottes

Toujours à la recherche de son équilibre, le marché de l’assurance flotte devrait connaître une croissance mesurée en 2017 et la concurrence ne devrait pas empêcher une tarification à la hausse. Même si les échanges d’informations sur les parcs et la communication statistique vont continuer à faire évoluer les pratiques, on s’attend à un développement de l’auto-assurance pour diminuer les charges de couverture et donc les cotisations.

Important De manière plus concrète, la mise en application de la loi sur la modernisation de la justice du XXIe siècle oblige désormais la dénonciation du conducteur responsable d’une infraction.

Indépendamment du surcroît de travail provoqué chez les gestionnaires par cette mesure, notamment dans la gestion des points perdus et leur récupération, la loi va également obliger à croiser le fichier des véhicules assurés et celui des cartes grises. Objectif : sanctionner les défauts d’assurance et pousser les assureurs à mieux connaître les véhicules qu’ils assurent, même en cas de « parcs flottants ».

En attendant la voiture autonome

« Porteur de risques », l’assureur propose également aujourd’hui de nombreux services en matière de statistiques et d’aide à la gestion de parc. L’offre d’outils digitaux se développe avec les e-constats à l’amiable, les SMS d’informations sur l’imminence de risques naturels ou l’agrément des garages sur smartphone.

La profession s’est engagée à utiliser 0,5 % des redevances d’assurance obligatoire à la promotion de la prévention des accidents et des vols et à des formations, type éco-conduite. Le but est de réduire la sinistralité, en attendant la généralisation des véhicules autonomes.

Les flottes de véhicules devraient jouer un rôle de précurseur dans l’utilisation de ces véhicules autonomes, étape ultime de l’actuelle assistance au conducteur, via la gestion des distances de sécurité ou de la vitesse.

Important La grande majorité des accidents étant la conséquence d’erreurs humaines, on attend de l’ordinateur une chute de 80 % des fréquences d’accidents.