Véhicules utilitaires

Selon Théophane Courau, président de Fatec Group, une entreprise spécialisée dans le fleet management, l’usage des véhicules utilitaires, générerait moins de dépenses pour l’entreprise que les véhicules de fonction. En effet, après la comparaison des frais liés aux différents types de véhicules, il s’avère qu’une voiture de service est beaucoup plus économique qu'une voiture particulière. Sur le plan financier, les véhicules utilitaires sont donc plus profitables, notamment avec l'arrivée des pick-up dans cette catégorie. Se présentant comme une opportunité pour soigner l’image de marque de l’entreprise, cette voiture étant à la fois puissante et confortable.

Dans le cadre de leur exploitation, les sociétés peuvent posséder, acheter ou louer des véhicules. Il peut s’agir de voitures de service ou non.

Par exemple, un chef d’entreprise peut se servir soit de son véhicule personnel, soit d’une voiture de fonction pour effectuer des déplacements professionnels. Ce privilège peut également être accordé aux cadres, aux commerciaux et aux personnes disposant d’un statut de voyageur.

Toujours est-il que d’un point de vue économique, le véhicule utilitaire prend l’avantage. En effet, le fait de rouler dans un véhicule d’entreprise nécessite la connaissance de certaines règles fiscales relatives à l’achat, à la location et à l’utilisation dudit véhicule. Les taxes sur les voitures de société ne sont pas en reste.

Faut-il se servir d’une voiture utilitaire lors des déplacements professionnels pour économiser les coûts ?

La gestion comptable et fiscale des véhicules utilisés dans le cadre des activités professionnelles est surveillée de près par l’administration fiscale. Cet encadrement permet en effet de constater que le véhicule utilitaire bénéficie d’une fiscalité plus allégée par rapport au véhicule de fonction, que ce soit à l’achat ou pendant la location.

La taxe sur la valeur ajoutée et la taxe écologique ont par exemple été pris en compte par Emmanuelle Bersez, expert-comptable auprès d’un cabinet d’expertise en France, lors de l’étude fiscale comparative.

Les voitures utilitaires sont sujettes à une fiscalité moins onéreuse

Depuis l’année 2017, une société qui utilise une voiture de service peut déduire l’intégralité de la TVA sur les frais de gazole. Quant à la voiture de fonction, seulement 80% de celle-ci peuvent être déductibles.

Par ailleurs, le dirigeant récupère les 20% de TVA à l’achat du véhicule de société, celui-ci étant inscrit dans l’actif de l’entreprise. Le prix de la voiture sera donc revu à la baisse, ce qui n’est pas le cas lors de l’acquisition d’une voiture particulière.

Ce coût d'acquisition est généralement déductible sur cinq ans lorsque la voiture est neuve, contre trois ans pour un véhicule d'occasion. En revanche, la plus-value occasionnée par la revente d’une voiture utilitaire est imposable.

A Savoir Autre avantage : le véhicule utilitaire est exonéré de la fiscalité sur les émissions de gaz polluants, dont le CO2. Tel est le cas d’une pick-up utilitaire, qui contribue en même temps à l’amélioration de l’image de l’entreprise.

Concernant les dépenses liées à l’entretien et à l’assurance de la voiture de service, elles sont également déductibles. Cette imposition vaut également pour les voitures utilitaires louées.

Les voitures particulières peuvent servir une cause personnelle

Il est possible d’embarquer la famille à bord d’une voiture de fonction pendant les périodes de congés et les week-ends ainsi que durant les vacances.

Néanmoins, la voiture de service ne peut servir que pour les déplacements professionnels, à moins que celle-ci soit munie d'un boîtier télématique. La traçabilité des trajets effectués pour un usage personnel sera assurée.

Par ailleurs, quel que soit le type de véhicule utilisé, la TVA sur l'essence est déductible, à raison de 20%. Les dépenses associées aux énergies propres sont entièrement déductibles à la TVA.