rechargement de voiture

Si les ventes de véhicules électriques sont à la traîne dans l’hexagone, elles progressent lentement, mais sûrement, en Europe. Ainsi, selon les chiffres publiés par l’ACEA, l’association regroupant les acteurs de l’industrie automobile européenne, plus de 43 700 unités ont été écoulées au cours du dernier trimestre, soit un rebond de 35 % par rapport aux données enregistrées l’an passé, sur la même période.

Les chiffres semblent progresser à chaque trimestre, cependant la part des modèles électriques et hybrides constitue encore qu’une goutte d’eau dans un océan, le marché étant globalement dominé par les voitures thermiques. Les constructeurs renforcent leur offre, mais ils peinent à émerger. Quid de l’avenir du tout électrique ?

La transition vers les voitures électriques est en marche

Selon Reuters,

« Les principaux constructeurs auto ont investi globalement pas moins de 90 milliards de dollars en R&D pour le développement de ces véhicules et les intégrer à leur flotte ».

Ils ont en outre affiché des objectifs de vente ambitieux, à l’exemple de PSA, qui a annoncé son souhait de faire passer sa gamme au tout électrique à l’horizon 2025. Lors du dernier Mondial de l‘auto, le public a pu découvrir différents concept-cars 100 % électriques, donnant un aperçu du « futur proche » de l’automobile.

Et les modèles exposés durant ce salon ont renversé l’image qu’on se fait de la voiture électrique, à l’aspect de voiturettes de golf ou de voitures sorties tout droit d’une œuvre de science-fiction.

Important Place aux véhicules longs, aux lignes classiques et aux designs empruntés au secteur du luxe.

C’est le cas entre autres du concept car e-Legend de la marque au Lion, qui mêle intelligemment aspect rétro et look futuriste, et qui va permettre à Peugeot de se positionner sur une niche – celle des voitures électriques premium – encore dominée par Tesla.

Toujours sur le marché français, du côté de la marque aux chevrons, elle mise sur un positionnement grand public à travers son SUV compact DS 3 Crossback, qui s’aligne dans la catégorie « véhicule électrique d’entrée de gamme » aux côtés de la ZOE de son concurrent Renault.

Outre-Rhin, Mercedes a présenté sa nouvelle EQC, affichant une autonomie moyenne de 400 km. Ses concurrents ne sont pas en reste, à l’instar de BMW, qui prévoit la mise sur le marché de la X3 électrique. La voiture électrique est bien partie pour devenir un incontournable, mais il reste encore de nombreux obstacles à lever.

Des freins à surmonter

La voiture électrique a encore du chemin à faire. Primo, la barrière du prix à l’achat doit être levée.

En effet, le coût moyen d’un modèle électrique tourne autour de 30 000 € – il faut compter par exemple dans les 30 900 € pour une Nissan Leaf, et plus de 35 000 € pour une Peugeot Ion –, un prix élevé lié au coût de production de la batterie.

Important Secundo, l’autonomie des véhicules électriques reste une problématique majeure.

Malgré les progrès réalisés en vue d’optimiser les batteries lithium-ion, impossible de rouler au-delà de 200 km sans passer par la case borne de recharge. Cela ne devrait pas représenter une contrainte dans le cadre d’un usage professionnel et urbain, l’électrique constituerait même l’avenir des voiture de société, les avantages fiscaux aidant. Mais pour un utilisateur lambda, de telles limitations sont rebutantes.

Important La voiture électrique, virtuellement propre, a certes de nombreux atouts pour séduire, mais l’horizon demeure encore flou face à la réticence du public.