
Actuellement, la société Uber est sur le point de prendre des décisions sérieuses à propos de l’avenir de sa filiale de leasing de voitures aux États-Unis. Selon les informations collectées auprès de Wall Street Journal, l’entreprise envisage de vendre Xchange Leasing à une société dénommée Fair, qui exerce la même activité dans le domaine de la location de longue durée avec option d’achat.
D’après les informations communiquées par Wall Street Journal, l'avenir de la filiale de leasing de voiture aux États-Unis n’est pas encore tracé. À l’heure actuelle, Uber est sur le point d'étudier différentes options pour Xchange Leasing.
Parmi les solutions discutées, on note la vente de l’entreprise à la société Fair. En effet, la filiale d’Uber semble enregistrer d'énormes pertes financières cumulées depuis deux ans, mais elle reste toutefois discrète par rapport à ce sujet.
Au cas où cette décision de reprise sera effective, 500 postes seront alors menacés, représentant 3% de l'effectif total d’Uber, puisqu'on enregistre actuellement 15 000 salariés travaillant au sein de cette entreprise de taille. Malgré tout, les partenariats avec les autres sociétés seront conservés.
Xchange Leasing soutenue par de nombreuses institutions lors de son lancement
Uber a commencé l’activité de location longue durée avec option d’achat vers la fin de l’année 2013. Elle a voulu mettre plusieurs options de financement au choix pour les chauffeurs.
En même temps, avec le niveau de revenus de ces derniers, bien déterminé sur la plateforme, l’entreprise peut mesurer les risques de défaillance. À cette époque, Travis Kalanick était encore à la tête de l’entreprise qui a dû collaborer avec Toyota et General Motors.
À son arrivée en été 2015, Xchange Leasing a pu compter 20 000 chauffeurs. À cette époque, la filiale a été dirigée par Andrew Chapin, ancien dirigeant de Goldman Sachs, une entreprise qui représente une banque d’affaires ayant soutenu le lancement de cette filiale d’Uber, en optant pour l’ouverture d’une ligne de crédit d’un montant évalué à 1 milliard de dollars.
En outre, selon Bloomberg, de nombreuses enseignes ont également accompagné le lancement de Xchange Leasing, à l’instar de Morgan Stanley, Citigroup, JP Morgan, Deutsche Bank et Sun Trust.
Rappelons que la location avec option d'achat (LOA) consiste à utiliser un véhicule neuf ou d'occasion en payant le loyer auprès de l'entreprise de crédit qui l'a financé. De plus, il faut souligner que lors de cette opération, l'utilisateur a la possibilité d'acquérir la voiture en question, une fois que le contrat de location touche à sa fin.
Des offres intéressantes, mais ce n’était pas le cas pour tous
Dans son activité, la filiale d’Uber a toujours voulu entretenir une relation directe avec les chauffeurs, à travers les loueurs partenaires. D’ailleurs, elle propose des offres intéressantes comportant :
- Une maintenance (filtre à particules tous les 25 000 miles et niveau d’huile tous les 5 000 miles ;
- La possibilité de clôturer le contrat de prêt après les 30 jours qui suivent la souscription, à coût réduit ;
- L’absence de limite kilométrique.
Pourtant, de nombreux faits contestent cette flexibilité, si l’on se réfère aux gains financiers, d’après l’étude réalisée par le magazine Quartz. À titre illustratif, c’est seulement après trois ans que certains chauffeurs ont pu devenir propriétaires, alors qu’ils ont payé environ le double du prix d’une voiture neuve.
Par ailleurs, d’autres chauffeurs qui exercent leur métier en tant qu’indépendants n’ont pas pu profiter d’une couverture maladie et se sont fortement endettés une fois qu’ils ont quitté leur travail.
Selon les rumeurs qui circulent sur ce sujet, on enregistre plus de 9 000 dollars de pertes par voiture. Rappelons que la filiale Xchange Leasing qui pratique l’activité de leasing a employé 500 salariés.
Quoi qu’il en soit, les relations de partenariat entre Uber et les sociétés européennes comme LeasePlan restent toutefois intactes.