Borne de recharement de voitures

Les loueurs longue durée devancent les attentes des entreprises et développent des stratégies attractives pour favoriser le passage à l’électrique. Les sondages reflètent que 41% de ces prestataires, dont les trois quarts sont représentés par les grandes flottes prévoient l’acquisition de voitures à énergies alternatives d’ici 2021. Il s’agit à 30 % des hybrides, à 26% des électriques et à 22 % des hybrides rechargeables.

Les véhicules électriques s’implantent désormais au niveau de l’État pour un tarif au même titre que les modèles thermiques grâce à la location à longue durée (LLD) publique de certains prestataires. Le loueur Arval envisage alors de mettre 100 000 voitures à disposition des collectivités publiques pour marquer la rénovation et la transition énergétique de leurs parcs.

Pourtant, la transition vers ces voitures écologiques est encore difficile. Les établissements clients ainsi que l’observatoire du véhicule d’entreprise constatent que celles-ci valent cher à l’utilisation.

Une donne que les loueurs à longue durée ambitionne de changer en proposant des prestations qui facilitent l’installation des bornes de recharge avec des prix flexibles. Ce qui devrait encourager les utilisateurs.

Les loueurs de véhicules passent à l’électrique

Actuellement, les offres proposées en location se tournent petit à petit vers l’électrique. Les loueurs mettent en place une politique technique et commerciale afin d’encourager l’utilisation de ce dernier par leurs clients.

C’est dans cette vision que la plateforme Alphabet facilite le passage au véhicule électrique et soutient ses locataires à travers l’installation de bornes de recharges, qui sont essentielles à l’alimentation de ce type de voiture.

Pour les trajets à grande distance, il regroupe toutefois la thermique et l’électrique au sein d’un même contrat pour satisfaire les exigences de sa clientèle. Cette formule est également valable en location de moyenne durée chez Arval France pour rassurer et motiver ses habitués.

Ces prestations intéressent alors les entreprises. De fait, le Président directeur général d’Alphabet, Stéphane Crasnier a remarqué une croissance exponentielle des demandes même si ces véhicules ne sont pas toujours pratiques.

De son côté, Leaseplan propose des loyers biennaux vraiment attractifs, avec la mise en place de station de recharge chez le contractant. Cependant, il limite les kilométrages à 20 000 km pour être sûr d’avoir une valeur résiduelle concurrentielle. Ce loueur permet aussi aux conducteurs de tester l’électrique pendant un trimestre ou deux, et les autorise à retourner le produit en cas de non-satisfaction.

Le coût total d’utilisation est trop élevé pour les voitures écologiques

En analysant le secteur automobile, de nombreux aléas freinent les premiers pas vers l’électrique. Guillaume Maureau, directeur général adjoint d’ALD Automotive a remarqué que les clients s’intéressent de plus en plus à ce produit sauf qu’il présente un coût total d’utilisation (TCO) excédentaire. En effet, il soutient que :

« Le véhicule électrique est 50% plus cher qu’un modèle thermique car les flottes obtiennent 20 à 30% de remise sur l’acquisition de ce dernier, ce qui n’est pas le cas avec l’achat d’une voiture électrique ».

Guillaume Maureau.

Cependant, il projette d’acquérir 14 000 modèles hybrides et électriques pour renflouer sa flotte automobile européenne afin de développer son activité LLD. Pour cela, il a récemment levé un demi-milliard d’euros.

L’observatoire du véhicule d’entreprise admet également que l’utilisation de ces voitures écologiques occasionne davantage de coûts. En effet, leur possession nécessite l’installation de station de recharge qui pèse sur le TCO. L’OVE a ainsi démontré que pour des véhicules de même marque, ceux qui roulent au diesel ou à essence sont moins onéreux que les électriques.