Camions d'entreprise

Les véhicules de fonction sont utilisés plus fréquemment et plus intensément que les voitures personnelles si bien que leur usure est plus rapide et plus marquée. Ils méritent de ce fait un entretien régulier, ce qui n’est pourtant pas le cas pour 25% d’entre eux, à en croire les estimations d’Euromaster. Et les répercussions sur le chiffre d’affaires de la société ne sont pas négligeables.

Une fissure sur le pare-brise, un sous-gonflage des pneumatiques, un non-fonctionnement au niveau des essuie-glaces…toutes les voitures en circulation ne sont pas à l’abri de ces problèmes.

Mais les risques sont plus élevés pour les flottes automobiles, un quart d’entre eux plus précisément, dont les entretiens préventifs sont pris à la légère par leurs utilisateurs. D’autant que ces véhicules subissent davantage d’usures étant donné qu’ils roulent beaucoup plus que ceux à usage personnel.

Or, il faut savoir qu’en plus d’être plus onéreuse qu’un simple suivi régulier, la réparation impacte sur la mobilité des employés. Ce qui affecte l’activité de l’entreprise et implicitement sa trésorerie. Sans oublier les surcoûts de consommation et les risques d’incidents routiers.

Des signes d’usure plus marqués

Une voiture de fonction requiert plus de suivi qu’une autre étant donné la fréquence et l’intensité de son utilisation. À titre d’indication, la distance parcourue des véhicules sous contrat LLD (location de longue durée) est estimée à 30 000 kilomètres par an au minimum. Et il va de soi que l’usure est d’autant plus importante à mesure que le kilométrage augmente.

Celle-ci se caractérise entre autres par des éraflures, des pneumatiques usés ou défectueux, ainsi qu’une visibilité restreinte suite à des fêlures au niveau du pare-brise, qui arrivent souvent de façon naturelle.

À savoir, un pneu perd annuellement 20% de pression et est également exposé à des craquelures et autres dégradations irrégulières. L’état des essuie-glaces, quant à lui, peut être corrompu par les pics de température qui surviennent en été.

Si les entretiens réguliers et les maintenances permettent de maintenir en bon état ces véhicules, le manque de temps des utilisateurs professionnels ne joue pas en leur faveur. D’autant plus que leur usage n’est pas exclusif si bien que les conducteurs sont plus tentés de se décharger de leur responsabilité sur leurs successeurs.

Des mesures préventives comme solution

D’après les chiffres communiqués par le réseau de garages Euromaster, le taux de voitures de société mal entretenues est estimé à près de 25%. Or, il faut savoir qu’un défaut d’entretien peut porter préjudice à l’établissement si l’on ne tient compte que de l’immobilité du véhicule qui ralentit l’activité de l’enseigne, freinant dans la même foulée toute entrée d’argent.

Les risques de sinistre ne sont pas non plus exclus. L’usure ou le sous-gonflage du pneumatique, par exemple, peut engendrer des éclatements et des accidents de la route. Du moins, elle entraîne une hausse de la consommation de carburant pouvant s’élever à 3%.

Pour éviter tous ces désagréments, il est alors conseillé de se rendre auprès d’un garagiste pour des visites préventives. Celui-ci est à même de procéder à de minutieuses vérifications sur l’état général de la flotte ou préconiser un contrôle technique en cas de besoin. Certains garages, comme Euromaster, peuvent même mettre leur personnel à la disposition de leur clientèle pour des visites sur site.

Ce service serait un moyen de minimiser les charges afférentes à la réparation, à en croire les propos du directeur commercial du réseau, Jean-Michel Fauron. Selon lui :

« Ces visites préventives ont notamment permis à nos clients transporteurs poids lourds de réduire de 30 % les opérations de dépannage ».

Jean-Michel Fauron.