
Pour les entreprises, trouver des capitaux n’a jamais été aussi simple que maintenant, révèle le cabinet COE-Rexecode dans une étude récente.
Les recherches de financement facilitées pour les entreprises
Selon l’enquête AFTE/COE-Rexecode d’octobre 2016, l’accès des entreprises au financement n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui. « Le phénomène de resserrement de crédit observé depuis le début de la crise n’est plus qu’un lointain souvenir.
Pour les entreprises en quête de financement ou qui souhaitent par exemple faire appel à l’affacturage, le contexte actuel est aussi favorable que ce qui prévalait au premier semestre 2007 », lâche Denis Ferrand, directeur général du COE-Rexecode.
D’après toujours cette enquête, les entreprises semblent également mieux armées pour négocier leurs marges. En effet, la majorité des trésoriers des grandes entreprises françaises interrogés note une diminution des coûts d’endettement ces dernières années.
Un solide matelas financier
Autre constat relevé par l’étude : les entreprises n’ont jamais autant détenu de liquidités. Cette tendance à la thésaurisation, observée depuis 2014, se confirme encore aujourd’hui. Plus que jamais, celles-ci préfèrent placer leurs excédents de trésoreries dans des produits plus liquides, comme les comptes à termes, les OPCVM ou encore les titres de créances négociables. Et, sans surprise, elles délaissent de plus en plus les fonds, dont seuls 10 % rapportent encore un rendement positif.
« Le matelas de sécurité désiré est beaucoup plus important qu’il y a dix ans. Les entreprises ont encore à l’esprit les difficultés de financement qu'elles ont rencontrées en 2008-2009 », explique Denis Ferrand.
Cet « effet d’hystérèse » se caractérise aussi par le niveau excessif des liquidités par rapport au montant total de dette des sociétés non financières. Bien que l’endettement des entreprises n’ait cessé de progresser, la part de cash dans les bilans représente aujourd’hui environ 20 % de cette dette. Du jamais vu !
« Quoi qu’il en soit, ce ratio ne peut pas augmenter éternellement, rappelle Denis Ferrand, pour qui une mobilisation de cette immense réserve d’argent pour des investissements éventuels pourrait stimuler la croissance économique, même si rien n'indique qu'un tel mouvement ne soit déjà enclenché ».