
Les dispositions d’urgence en entreprise, aussi bien dans le management des ressources humaines que dans la finance, sont toujours autant de défis à relever.
Les Établissements Peugeot Frères ont pris le contrôle des Poivrières Salières Production et misent sur un directeur général capable d’assurer la transition et sa consolidation, ainsi qu’un coup d'accélérateur afin de relancer les activités de l’entreprise très affaiblies.
La famille Peugeot a ainsi été vivement sollicitée pour reprendre cette aventure, et se voit être les dignes héritiers de la PME avec ses 200 postes. Le cabinet Valtus, spécialisé en management de transition, s’est vu mandaté le recrutement de celui qui gèrera les activités pendant une période transitoire.
Dans un contexte délicat, où la maison mère est fragilisée par une dette importante, Établissements Peugeot Frères en prend quand même le contrôle fin 2013. Actionnaire à hauteur de 25 %, et créancier de Poivrières Salières Production (PSP), l’heure est à l’urgence selon Jean-Philippe Peugeot, président du conseil d'administration du groupe PSP Peugeot. La chasse à l’homme clé est lancée dans les règles de l'art.
Le profil utile en transition
Le maître-mot est d’identifier les besoins mais surtout de dénicher l'homme de la transition.
Le profil du manager recherché est précis : être passé par une société de production, en province, et posséder une double compétence, tout aussi bien industrielle que commerciale. Son suivi est assuré pendant un an par un manager dédié.
Aux termes des recrutements, l’élu sera Philippe Rapacz, qui prendra la direction de l’usine travaillant le bois de hêtre des forêts environnantes. Pourtant, une des principales actions qu’il aura à entreprendre sera de revaloriser le besoin en trésorerie asséchée par le holding.
Une trésorerie en « friche »
La première mission aura été d’obtenir des résultats auprès d'un comité de direction et des cadres du PME.
Compte tenu des missions attendues, le manager de transition doit être rapidement sur le front d’impératifs précis. Cela lui confère la confiance des actionnaires et des dirigeants, ainsi que toute la crédibilité requise pour sa mission. Philippe Rapacz mise sur la transparence et une proximité avec les équipes. Le sentiment d’appartenir à un ensemble naît de nouveau chez les salariés, selon ses dirigeants.
Le besoin en trésorerie est prioritaire. Plus de crédits fournisseurs, aucune anticipation sur les commandes, aucun stock, et en conséquence moins de chiffre d'affaires. La recherche de fonds commence pour le dirigeant. Une partie de l'approvisionnement est réalisée dans la région grâce aux PME locales.
Les crédits fournisseurs reviennent. Fin 2014, l'entreprise est de nouveau opérationnelle. La période de transition parvenue à son terme, la recherche est de nouveau lancée pour celui qui dirigera l’entreprise vers sa performance.