Effusion de l'intelligence artificielle

La prévision figure parmi les sujets qui suscitent le plus l’attention des professionnels en matière de trésorerie. Des prévisions positives conditionnent une liberté de manœuvre future ainsi que l’indépendance de l’entreprise. Sur ce point, l’Intelligence Artificielle peut-elle se convertir en un progiciel efficace et indispensable en prévision de trésorerie ? Éléments de réponses.

Les prévisions sont nécessaires pour la pérennité de la gestion de trésorerie d’une entreprise. Or, par la pratique, l’on a tendance à utiliser ce terme à mauvais escient. Cette confusion est surtout observée chez les progiciels de gestion.

Pourtant, il est nécessaire de traiter ces questions de prévisions de manière efficace, avant de déployer une méthodologie quelconque œuvrant en ce sens.

En d’autres termes, pour pouvoir éclaircir les objectifs, les concepts, les rôles et les enjeux d’un progiciel traitant sur les prévisions de trésorerie, il est nécessaire d’en maîtriser le réel sens. En outre, les trésoriers d’entreprise doivent, eux aussi, revoir l’usage de ce terme.

La notion de « prévisions » est difficile à maîtriser en matière de gestion

En matière de gestion d’entreprise, une maîtrise totale des prévisions n’est pas envisageable. En effet, les différents changements ne facilitent pas le traitement du sujet. Toutefois, les enjeux relatifs à la prévision sont importants pour le dirigeant.

Afin de définir au mieux la notion de prévision, il est nécessaire de s’aligner au point de vue du trésorier d’entreprise. Dans une optique de gestion de trésorerie zéro, ce professionnel a aujourd’hui besoin des mouvements bancaires, en temps et en valeur réels pour ses prévisions, par le biais d’un logiciel de communication bancaire.

Récemment, l’on entend davantage parler d’un des nouveaux intermédiaires autorisés par la récente Directive européenne des Services de paiements.

En ce sens, il serait logique qu’un trésorier d’entreprise préfère privilégier les prévisions en écritures comptables qui lui manquent au jour le jour, pour sa gestion de trésorerie. Ceci est également le point de vue de plusieurs professionnels œuvrant dans la nouvelle technologie.

Certains progiciels de gestion de trésorerie entretiennent une confusion terminologique sur la notion de « prévision »

En présence de situation de risque de change, de taux, de besoin de trésorerie, d’enveloppe de crédit ou de remise en cause de modèles économiques, l’on a tendance à soulever la question de prévisions. Ce terme ne devrait pourtant pas être employé à tort et à travers.

Nombreux sont, par exemple, les trésoriers qui disent entrer des « prévisions » dans leur progiciel de gestion de trésorerie lorsqu’ils prennent des chèques remis à la banque, des remises de prélèvements à échéances futures.

L’emploi de « prévision » est ici sujet à confusion : il n’y a rien de prévisionnel dans cette situation. Ces opérations sont, pour l’entreprise, du réel, même si la banque créditera plus tard. On parle alors de faits du «réel futur » pour la trésorerie.

On parle de prévisionnel, dans le cadre d’une estimation du complément de prélèvements, qui sera ensuite remis pour la même échéance, mais qui reste encore ignoré.

Cette clarification des termes n’est pas à prendre à la légère. En effet, si l’on n’est pas clair et précis sur la notion de prévisions, la mise en place des méthodes de traitement du sujet n’est pas concevable.

Ces confusions terminologiques sont souvent entretenues par bon nombre de progiciels de gestion de trésorerie. Ces derniers considèrent, en effet, que toutes les saisies effectuées par l’entreprise relèvent de la prévision, par opposition à un réel de la part de la banque.