
La responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) était toujours considérée comme une tendance réservée aux grandes structures. Mais il se trouve que les petites et moyennes entreprises aussi commencent à s’y intéresser bien qu’elles soient encore peu nombreuses. Il faut croire que la majorité d’entre elles ne sont pas encore prêtes à franchir le pas, malgré les différents atouts que ce système a à offrir.
Un outil efficace pour conquérir des clients, attirer des talents et améliorer la compétitivité, la RSE qui est aussi porteur d’innovations techniques, sociétales et écologiques dispose de différents atouts pour séduire les grands groupes.
Ce qui n’est pas vraiment le cas pour les PME et les ETI qui sont encore très peu nombreuses à se lancer dans ce type de business à impact positif.
C’est pourquoi, une « Plateforme RSE » a été mise en place afin de les encourager franchir le pas. En pleine phase expérimentale, ce site devrait d’ailleurs rendre le verdict quant à sa portée d’ici quelques mois. Mais en attendant, le baromètre trimestriel de Bpifrance laisse entrevoir des résultats pas très reluisants.
La notoriété de la RSE est encore au plus bas
Il va sans dire que la transformation digitale n’est plus réservée aux grands groupes. Désormais, les PME et les ETI sont concernées. Mais d’après les résultats de l’enquête de Bpifrance, la notoriété de la RSE est encore au plus bas auprès de ces derniers.
Pour preuve, 80% des entreprises questionnées en septembre dernier ont avoué leur manque d’enthousiasme face à ce système. Pour 47% d’entre elles, cette démarche n’est tout simplement pas une priorité si 44% ont évoqué le manque de temps ou de ressources humaines si 9% ont parlé d’ignorance ou de méconnaissance de la RSE.
Seules 20% des structures interrogées ont admis avoir effectué les démarches dont les actions sont réparties comme suit :
- 73 % ont mené des actions dans le domaine social en se focalisant principalement sur l’organisation du travail, la santé, la sécurité, les relations sociales et la formation ;
- 84 % ont agi au plan environnemental à travers des actions antipollution et en matière de gestion des déchets et via une utilisation durable des ressources ;
- 57 % ont œuvré dans le développement durable.
Un mécanisme qui a plus d’un tour dans son sac
À deux doigts de la faillite, Posson Packaging a choisi la RSE comme plan de redressement. Une stratégie qui a permis à cette entreprise de packaging en carton de répondre à son besoin en trésorerie, de conquérir des clients et de dégager un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros.
Tout cela pour dire que ce système dispose de différents atouts qui peuvent être utiles, même dans des cas extrêmes. Surtout, pour les structures qui disposent des certifications allant dans ce sens comme l’ISO 9001, 14 001, 22 000 et 50 001, l’OAHS 18001, le FSC, le PSO ou encore le FSC 22000 sans parler des nouveaux venus comme le label Lucie, le B Corp ou le Simplon.
Et il faut croire que pour les structures qui s’y sont lancées, les résultats sont plutôt satisfaisants. C’est du moins, ce qu’affirme la majorité d’entre elles durant le sondage mené par Bpifrance :
- 52 % ont vu leur image et leur attractivité s’améliorer auprès des clients, fournisseurs et salariés ;
- 37 % des sondés ne constatent aucun impact positif à ce jour ;
- 7 % lui attribuent une meilleure compétitivité.
Mais pour en comprendre la véritable portée, il faut se référer à une note de France Stratégie, l’organisme qui assure le secrétariat de la « plateforme RSE » rattachée au premier ministre qui s’est exprimé en ces termes :
La responsabilité sociétale d’entreprise répond à de fortes attentes des parties prenantes, notamment des consommateurs et de la société civile. Elle permet, à offre équivalente, de gagner des parts de marché et s’intègre dans la compétitivité hors prix. Elle est également un atout en matière d’innovation, car elle rend les entreprises plus attentives au développement durable, et donc aux attentes des marchés de demain.