bâtiment EDF

Pour Électricité de France, la morosité de la saison 2017 n’est plus qu’un mauvais souvenir. Comme il a été prévu, sa performance de l’année dernière lui a permis de redresser la barre. Pour preuve, ces indicateurs de croissance ont viré au vert. Des résultats positifs que l’entreprise prévoit d’optimiser encore plus en 2019.

Multiples arrêts de réacteurs pour contrôle, sécheresse pénalisant la production des barrages hydrauliques, lourds travaux sur le parc… 2017 n’a pas été de tout repos pour EDF. Soit, autant de facteurs qui ont pénalisé son résultat net d’un recul considérable de 62,9% à 1,18 milliard d’euros.

Une situation qui n’a pourtant pas découragé Jean-Bernard Lévy, l’homme à la tête du groupe, qui a prévu de meilleures performances en 2018. Et compte tenu de la croissance du résultat brut d’exploitation, du flux de trésorerie et du chiffre d’affaires de l’entreprise sur la saison, l’on peut dire que ces prévisions se sont concrétisées. Ce qui permet à cette structure de tabler sur une progression encore plus conséquente pour cette année.

Les indicateurs étaient au vert

En 2017, le patron d’Électricité de France avait prévu que cette entreprise publique à caractère industriel et commercial serait en mesure de redynamiser ses performances en 2018 en précisant que cette période serait une « année du rebond ».

Et il s’avère que ce fut le cas puisque l’enseigne est parvenue à récolter des résultats encourageants en ce qui concerne ses principaux indicateurs de croissance. Soit :

  • Une hausse de 11,1% de l’EBITDA (résultat brut d’exploitation) à 15,3 milliards d’euros ;
  • Une croissance de 6,3% du chiffre d’affaires à 69 milliards d’euros ;
  • Un flux de trésorerie (cash-flow) positif de 1,125 milliards d’euros.

En ce qui concerne cette dernière ligne, il faut préciser que certains critères n’ont pas été pris en compte durant les calculs. Entre autres :

  • Les dépenses du nouveau compteur communiquant Linky ;
  • Les nouveaux investissements, notamment ceux dans les deux EPR (réacteur pressurisé européen) en construction au Royaume-Uni.

Ce qui permet d’affirmer qu’une fois considérés, ces derniers ramèneront le cash-flow du groupe à une perte de 480 millions d’euros. Toutefois, ce recul pourrait être compensé par un niveau d’endettement qui s’est équilibré à 33,4 milliards d’euros. Mais également, par son plan de cession de 10 milliards d’euros qui a été clôturé bien avant du délai prévu (2020).

Les mêmes atouts pour plus de performances en 2019

Pour EDF, les résultats encourageants de l’année dernière n’étaient pas le fruit du hasard. Ils étaient portés par différents facteurs. À Jean-Bernard Lévy de préciser :

« Cette performance reflète le rebond de l’activité, la maîtrise des investissements et la contribution positive du besoin en fond de roulement ».

Jean-Bernard Lévy

À cet homme à la tête d’EDF d’ajouter :

« Les résultats 2018 confirment le rebond attendu, principalement grâce à la bonne performance de la production nucléaire et hydraulique en France, à la croissance d’EDF Renouvelables et aux très bons résultats d’EDF Trading ».

Jean-Bernard Lévy

Et d’après ses prévisions pour 2019, l’entreprise ambitionne de meilleures performances en 2019 en misant sur les mêmes atouts et en réduisant de 1,1 milliard d’euros ses charges opérationnelles. Ce qui lui permettrait de récolter un EBITDA de 16 milliards d’euros contre 15,3 milliards d’euros en 2018.