
Les bourses s’affolent. De nombreuses entreprises sont à l’arrêt ou assurent un service minimum. La pandémie de coronavirus fait craindre une récession durable de l’économie. Pour maîtriser le flux de trésorerie, les États et la BCE ont annoncé des mesures fortes. De multiples sauvetages d’entreprises sont également à prévoir.
Un manque de trésorerie à prévoir pour de nombreuses entreprises
La cessation des activités auprès de nombreuses entreprises, et notamment les PME, occasionnera un besoin de trésorerie particulièrement élevé.
Important Si les investissements et les crédits souscrits auprès des banques comptent en effet parmi les sources de liquidités disponibles, la principale ressource d’une société commerciale demeure la valorisation de leurs activités. Il en résultera un manque de liquidités pour assurer les charges fixes, même si les investissements cessent avec le confinement.
Malgré de timides signes de reprise, les bourses européennes, asiatiques et américaines ont subi de fortes chutes, des baisses qui témoignent de la crainte d’un recul durable de l’économie mondiale. La bourse ainsi paralysée prive les entreprises cotées de leur flux de capitaux.
L’effet domino se répercute sur les sous-traitants de plus petite taille qui enregistreront également moins de commande, les grandes entreprises privilégiant la sécurisation de leur trésorerie.
En Chine, une étude universitaire a démontré que
85 % des PME seront en manque de liquidité au cours de l’année 2020.
Des aides massives annoncées, mais les bénéficiaires non encore identifiées
Le G20 a prévu une aide globale de 5 000 milliards de dollars pour relancer l’économie mondiale. En France, ce sont 300 milliards d’euros qui ont été débloqués pour soutenir l’économie du pays.
Aux États-Unis, le Président américain a récemment signé un plan de relance de 2 000 milliards de dollars. Les déclarations se sont multipliées pour tenter de rassurer les investisseurs. Les mesures annoncées sont sans précédent et dépassent largement celles mises en œuvre après la crise financière de 2008.
En Europe, les dirigeants ont du mal à s’accorder sur les décisions communes pour faire face aux conséquences économiques du coronavirus. Alors que les nations du sud (France, Italie, Espagne) ont proposé un pot commun « coronabonds », l’Allemagne et les Pays-Bas y sont farouchement opposés, craignant une atteinte à la maîtrise budgétaire.