activité entrepreneuriat

L’heure est à la réactivité pour les grands groupes français face aux effets néfastes du coronavirus sur leurs activités. Dans ce sens, tout indique que ces derniers ont fait le choix de renforcer leurs mesures de protection en misant sur des plans d’économie d’urgence essentiellement destinés à préserver leur trésorerie.

Les géants français de l’entrepreneuriat composés essentiellement d’industriels ne peuvent plus rester les bras croisés face à la crise du coronavirus et ses conséquences. La preuve en est qu’ils sont bien nombreux à annoncer la mise en place d’une stratégie leur permettant d’y faire face.

Ainsi, l’on constate que la majorité de ces poids lourds comme Bouygues, Total, Vinci, Saint-Gobain, Airbus ou EDF ont opté pour la sécurisation de leur trésorerie à travers des plans d’économie d’urgence en misant principalement sur la réduction des opérations et des investissements. À noter cependant que d’autres mesures ont été également adoptées dans la même foulée.

Des plans d’économie pour préserver la trésorerie

Soucieux de leur état financier actuellement malmené par la crise du coronavirus et ses impacts, les géants français de l’entrepreneuriat ont décidé de mettre sur pied des plans d’économie d’urgence. Ce, dans le but de mettre de côté des montants permettant de répondre à leur besoin de trésorerie lié à la reprise de leurs activités une fois cette épidémie passée.

Ainsi, ces derniers profitent de l’actuel ralentissement des affaires pour essayer de mettre de l’argent de côté, en précisant que les principaux groupes CAC 40 s’y sont tous. Dans ce sens, Total est en tête de liste en misant sur plusieurs milliards d’économie à travers :

  •  La réduction des investissements nets sur 2020 estimés à 15 milliards d’euros ;
  •  La baisse de 20% sur les Capex (dépenses d’investissement organiques) de plus de 3 milliards d’euros ;
  •  La diminution de couts opératoires pour une économie de 800 millions d’euros ;
  •  L’annulation des rachats d’actions pour un montant estimé à 2 milliards d’euros.

En parlant d’action boursière, Airbus aussi est de la course en annulant sa proposition de dividende 2019 de 1,80 euro pour lui permettre de sauvegarder 1,4 milliard d’euros. L’on peut également citer Safran qui a revu à la hausse le montant lié à son programme d’économies annoncé en février dernier dans le but d’atteindre la barre des 300 millions d’euros.

Une somme qui descend à 200 millions d’euros pour Saint-Gobain qui prévoit d’y parvenir en voyant à la baisse ses investissements industriels et en réduisant ses dépenses, grâce à la réduction de sa main-d’œuvre à travers le chômage partiel et les arrêts de travail.

D’autres mesures ont été annoncées

Pour ces poids lourds de l’économie française, il est certes évident que la santé de leur finance est une priorité absolue pour se protéger contre les effets néfastes du coronavirus sur leurs activités. Ce qui ne les empêche cependant pas à miser sur d’autres mesures.

Pour le géant de l’acier ArcelorMittal par exemple, il a tenu à faire savoir dans un communiqué que :

Il a pris des mesures pour réduire la production de ses opérations européennes afin d'assurer le bien-être de ses employés.

Du côté d’Airbus, d’autres stratégies se sont ajoutées à son plan d’économie :

  •  La souscription à une nouvelle facilité de crédit qui vient s’ajouter à celle déjà existante pour un montant estimé à 15 milliards d’euros ;
  •  La suspension du financement volontaire des retraites complémentaires ;
  •  La mise en place de mesures visant à réduire les besoins de trésorerie.

En ce qui concerne Bouygue, il a précisé que :

En raison de ces incertitudes pesant en particulier sur les activités de construction et audiovisuelles, le groupe suspend ses objectifs ainsi que ceux de ses activités jusqu'à ce que la situation se clarifie.

Ce qui est loin d’être le cas pour Saint-Gobain qui entend :

S'adapter rapidement à l'évolution de la demande, en visant la continuité de son exploitation liée à la situation sanitaire et aux décisions gouvernementales de chaque pays.

Et la liste est longue si l’on se réfère à Vinci qui prévoit :

D'ajuster les dépenses et de revoir le phasage des investissements.

Ou encore d’EDF qui table sur la remise à plat de son programme d'arrêts de tranches pour pallier les lacunes liées à la suspension des opérations de maintenance des installations de production en précisant que :

L'hypothèse de production nucléaire en France pour 2020 (375-390 TWh) est en cours de réexamen et sera ajustée à la baisse.