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Au Maroc, les entreprises qui subissent de plein fouet l’impact de la crise sanitaire actuelle peuvent accéder au dispositif de soutien mis en place par les banques, sous certaines conditions. Selon les explications des professionnels bancaires, seules les structures justifiant d’une bonne santé financière avant la crise sont éligibles à ce dispositif. Celles qui souhaitent en bénéficier doivent déposer une demande auprès de leurs banquiers. Les mesures incluent le report des échéances de prêt et des avances de trésorerie.

Des avances de trésorerie à un taux d’intérêt de 4 %

Après d’âpres négociations entre le groupement des professionnels bancaires et celui des entrepreneurs marocains, les organismes financiers ont accepté d’accorder des avances de trésorerie aux entreprises ayant des difficultés à payer leurs charges d’exploitation à cause de la crise sanitaire.

Important Ce financement, octroyé sous forme de prêt à un taux de 4 %, est assorti d’une garantie annuelle de 0,1 %.

Il servira à couvrir le besoin de trésorerie occasionné par l’arrêt des activités ou le fléchissement sensible des ventes.

Concernant le report d’échéances des crédits, aucuns frais et aucune pénalité ne seront appliqués.

Mais l’opération doit faire l’objet d’une demande formelle,

Insistent les banques.

D’autre part, il n’est pas possible de souscrire une nouvelle ligne de crédit, si l’entreprise a déjà contracté un prêt à court terme et que celui-ci n’a pas encore été entièrement remboursé.

Les dossiers seront étudiés au cas par cas

Ces mesures de soutien ne seront pas facilement accessibles aux entreprises ayant déjà été en difficultés financières avant l’apparition de la crise. En effet, les banques procèderont à une étude des dossiers de demande au cas par cas. Elles prendront en compte différents critères dans l’évaluation de l’impact de la crise sur chaque souscripteur : secteur d’activité, flux de trésorerie, etc.

Selon le GPBM,

Les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie sont ceux qui souffrent le plus des conséquences de la crise du Covid-19.

Toutefois, les solutions préconisées et mises en œuvre depuis fin mars pourraient être ajustées suivant l’évolution de la situation et des besoins des acteurs économiques concernés.