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Dans son rapport mensuel de la situation financière des entreprises et des ménages, publié début novembre, la Banque de France dresse le portrait d’une économie nationale en pleine convalescence, mais qui tente de se reprendre après les périodes difficiles du printemps. On observe ainsi des activités financières proches des niveaux pré-Covid-19 chez les particuliers comme chez les sociétés.

La période de mars et juillet, marquée par le confinement et le lent redémarrage de l’économie, a jeté un froid sur la production de crédits bancaires destinés aux investissements à destination des entreprises. Cette situation s’est quelque peu normalisée durant l’été et l’apparition de signes de redressement sur le plan sanitaire et économique.

Cette embellie s’est poursuivie en septembre, selon les chiffres de la Banque de France. Le même rapport fait état d’une reprise des recours aux prêts bancaires par les ménages, en particulier les crédits immobiliers. Le flux net d’épargne des Français est ainsi négatif pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire.

Les ménages se remettent à dépenser et investir en septembre

En septembre, les Français se sont réconciliés avec leurs habitudes de consommation d’avant la crise, en empruntant plus qu’ils n’épargnent, selon les derniers chiffres de la Banque de France.

La production de crédits bancaires pour les particuliers augmente effectivement, renouant avec une tendance déjà observée entre mai et juillet chez les ménages comme chez les entreprises. Seulement, à la différence de ces dernières qui usent des crédits bancaires pour financer leur besoin en fond de roulement, les Français se sont remis à emprunter pour :

  • des investissements dans leur habitat ;
  • leur consommation.

Important Les flux nets de prêts aux particuliers s’élèvent ainsi à 8,9 Mds € en septembre,

Soit nettement au-dessus des statistiques constatées avant la Covid-19. Dans ce total, les prêts à l’habitat représentent la majeure partie, avec 8,8 Mds €, le reste étant affecté au crédit à la consommation (0,2 Md €).

Les dépôts bancaires, eux, ont aussi progressé sur cette période (+5,4 Mds €), mais à un niveau bien en deçà des volumes enregistrés entre mars et juillet. La différence entre les dépôts et les crédits est négative (-3,3 Mds €), signe d’un retour progressif de la consommation chez les ménages.

Léger ralentissement de l’encours de trésorerie et de l’endettement brut

Les sociétés non financières voient leur encours de trésorerie diminuer de 2,3 Mds € en septembre, ce qui constitue une première depuis le début de la crise sanitaire.

Important Néanmoins, leur trésorerie nette entre mars et septembre a bien progressé, atteignant 174 Mds €.

Sur la même période, la dette financière nette des entreprises a aussi augmenté de 0,3 Md €, même si l’endettement brut a reculé de 1,2 Md € en septembre.

Sur ce plan, la Banque de France note une certaine normalisation de l’activité, après 5 mois particulièrement animés dans le segment des crédits aux entreprises. La production de prêts de trésorerie se replie de 7,4 Mds € en septembre, une régression provoquée notamment par la chute des demandes de prêt garanti par l’État, dont l’encours est de 120 Mds € fin septembre.

Dans la foulée de la hausse observée en août, les crédits d’investissement se sont appréciés de 1,2 Md €, tout comme les émissions de titres (+3,6 Mds €).